Ce qu’on sert à un homme qu’on vient d’empêcher de sauter d’un pont : une omelette, mangée à même la poêle.
Origine : française, et digne de Louis XIV Où : dans l’appartement des parents d’Alexis Première mention : ép. 46 · 06:17
La recette, telle qu’il la dit
- le frigo est presque vide : il était pris par ses médicaments et ses jeux vidéo ép. 46 · 06:17
- une grosse omelette, avec un quart de beurre dans la poêle ép. 46 · 06:17
- ils la mangent tous les deux à même la poêle, debout dans la cuisine ép. 46 · 08:20
- c’est là que l’homme raconte qu’il est fonctionnaire et pianiste manqué ép. 46 · 08:20
Ce que fait l’usage
Hors de l'œuvre
Ce qui suit ne vient d’aucun épisode : c’est la recette courante, mise en regard. Le récit n’a pas à s’y conformer, et l’écart est souvent ce qui fait le plat.
Une omelette française classique compte une dizaine de grammes de beurre pour trois œufs, cuits vite à feu moyen, remués puis roulés, et servis baveux au centre. La tradition la plus beurrée, celle de la mère Poulard au Mont-Saint-Michel, doit sa réputation autant au fouettage long et à la cuisson au feu de bois qu’à la quantité de beurre.
Là où il s’en écarte. Un quart de beurre, c’est cent vingt-cinq grammes, soit environ dix fois la dose usuelle. Le geste est celui d’un frigo vide plus que d’une recette, et le plat se mange debout, à même la poêle, ce qu’aucun usage ne prévoit.
Fiches concernées
Alexis Audou, Le pianiste du pont, Appartement des parents d’Alexis
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