Contradictions
Luna Invicta est écrite, mais racontée de mémoire et à voix haute, soir après soir. La continuité glisse, et c’est une partie du plaisir. Rien ici n’est un reproche : une contradiction relevée est une occasion pour l’auteur d’arbitrer son propre canon.
102 entrées à ce jour. Chacune est reprise sur les fiches qu’elle concerne.
Incohérences de continuité
Un épisode dit une chose, un autre en dit une différente. Sur un récit raconté à voix haute soir après soir pendant un an, c’est inévitable, et c’est souvent drôle.
| Ce qui est dit | Épisode | Ce que disait un autre | Épisode |
|---|---|---|---|
| Le nombre d’amis d’Alexis | 2 · 18:41 | il dit avoir noué des amitiés très fortes sur les chantiers | 1 |
| Northstar a payé Sophia pendant huit ou dix ans | 7 · 30:38 | elle a gagné environ neuf mille euros par mois pendant huit ans, les deux premières… | 6 |
| Dix ans de financement, répétés | 8 · 00:00 | huit ans de versements, précédés de deux ans de rédaction de la thèse initiale | 6 |
| Le volume de la thèse de Sophia | 9 · 08:19 | environ cent mille pages, calculées par V lui-même à partir du nombre de volumes | 4 |
| Le numéro de la chambre louée à l’hôtel | 12 · 23:24 | on rentre dans la 511, la chambre est magnifique | 12 |
| Dix ans de versements, une troisième fois | 13 · 13:40 | huit ans de versements, précédés de deux ans de rédaction de la thèse initiale | 6 |
| Le père ou le grand-père d’Anne | 19 · 23:50 | son grand-père, concierge à Londres, avait bâti une mythologie dont Caelorkus est la… | 8 |
| Alzheimer City déménage dans la Creuse | 20 · 25:04 | ville artificielle du sud de la France, créée par un laboratoire pharmaceutique | 2 |
| Ben Malka s’appelle Richard | 21 · 23:28 | un érudit juif et docteur qui s’appelle Isaac Ben Malka, en correspondance avec Sophia | 6 |
| Qui tenait la pelle | 23 · 01:01 | il y a quelqu’un derrière qui lui a donné un grand coup de pelle, et la personne c’est… | 22 |
| Richard Ben Malka, deuxième fois | 28 · 03:09 | un érudit juif et docteur qui s’appelle Isaac Ben Malka | 6 |
| Le narrateur ne retrouve plus le nom de Severius | 29 · 12:59 | mon prénom c’est Severius, ce n’est pas tout à fait mon prénom original mais il est stylé | 25 |
| Alexis est-il catholique ? | 31 · 26:33 | n’est pas catholique : éducation de façade du côté du père, mère hostile à l’Église | 16 |
| Dans quel arrondissement se trouve l’église des Premiers Hommes | 31 · 33:19 | son église se cache au fond d’une impasse courte et propre, entre République et Bastille | 16 |
| Alexis parle-t-il arabe ? | 34 · 18:53 | moi je suis allé avec lui parce que je parlais un petit peu arabe | 32 |
| Où se trouve Alzheimer City | 47 · 32:23 | située dans la Creuse, sur un terrain immense racheté pour l’occasion | 20 |
Quand l’auteur parle à la place d’Alexis
Alexis est le narrateur. Il partage des traits avec FibreTigre, mais ce n’est pas lui. Il arrive pourtant que l’auteur s’emmêle et parle en son nom propre au milieu du récit. Ces moments sont recensés ici, et n’alimentent jamais la fiche d’Alexis.
Erreurs sur le monde réel
Géographie, histoire, références littéraires : l’œuvre est racontée de mémoire, et la mémoire approxime. Rien ici ne concerne l’univers fictionnel lui-même : Alzheimer City et Kidnapping S.A. n’existent pas, c’est le principe de la fiction, pas une erreur.
| Ce qui est dit | Épisode | En réalité |
|---|---|---|
| Le nombre de neurones du cerveau humain | 6 · 31:05 | Le cerveau humain compte environ 86 milliards de neurones, soit près de trente fois plus. Le raisonnement du remplacement neurone… |
| Marseille fondée par des Troyens | 9 · 12:28 | Les Phocéens ne sont pas des Troyens : ce sont des Grecs venus de Phocée, en Ionie, qui fondent Massalia vers 600 av. J.-C. La… |
| Achille et Agamemnon présentés comme troyens | 9 · 12:28 | Cassandre est troyenne, fille de Priam. Achille et Agamemnon sont grecs et assiègent la ville : ils sont dans le camp adverse. |
| Strabon qualifié d’historien | 9 · 17:09 | Strabon est avant tout un géographe. Sa Géographie en dix-sept livres est une description du monde connu ; il n’a pas laissé… |
| L’A4 présentée comme l’autoroute du Soleil | 10 · 00:30 | L’autoroute du Soleil est l’A6 puis l’A7, de Paris à Marseille par la vallée du Rhône. L’A4 relie Paris à Strasbourg, plein est.… |
| L’origine troyenne de Marseille, redite | 10 · 23:18 | Marseille est une fondation phocéenne, grecque, vers 600 av. J.-C. La diaspora troyenne de la légende concerne Rome, par Énée, et… |
| Le personnage jouable de Breath of the Wild | 11 · 09:20 | Le personnage que l’on incarne dans The Legend of Zelda: Breath of the Wild est Link. Zelda est la princesse du royaume d’Hyrule,… |
| L’étymologie du mot humain | 11 · 18:07 | Humain vient du latin humanus, et humilis signifie bas, près du sol. Les deux mots dérivent bien de humus, la terre, mais l’un ne… |
| L’autoroute du sud, redite | 12 · 00:00 | L’autoroute du Soleil, de Paris à Marseille par la vallée du Rhône, est l’A6 puis l’A7. L’A4 relie Paris à Strasbourg, plein est.… |
| Une église de 1255 parmi les plus anciennes de Paris | 16 · 15:39 | Saint-Germain-des-Prés remonte au VIe siècle et son clocher actuel à 1014, Saint-Martin-des-Champs à 1060, Saint-Pierre de… |
| L’ancienneté du pois chiche | 16 · 21:54 | Le pois chiche est domestiqué au Proche-Orient vers 7000 av. J.-C., soit il y a environ neuf mille ans, et cette domestication… |
| La Mondaine devenue police des mœurs | 19 · 11:26 | L’appellation va dans l’autre sens. « Police des mœurs » est la désignation ancienne et générique ; « la Mondaine » en était le… |
| Marrakech placée à l’est de Tanger | 26 · 15:36 | Tanger occupe la pointe nord du Maroc, sur le détroit de Gibraltar. Marrakech se trouve à cinq cent cinquante kilomètres au… |
| Platon aurait décrit l’Atlantide dans Solon | 27 · 33:15 | Platon n’a jamais écrit de dialogue intitulé Solon. L’Atlantide et ses anneaux concentriques de terre et d’eau sont décrits dans… |
| Les voyages de Pline l’Ancien | 32 · 11:23 | Pline l’Ancien (23-79) est l’auteur de l’Histoire naturelle, une encyclopédie en trente-sept livres ; il n’a pas écrit de récit… |
| On ne canonise pas une vivante | 33 · 14:31 | La canonisation catholique est posthume : la cause ne peut s’ouvrir qu’après la mort, en principe cinq ans après, et la… |
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| Quatre-vingt-dix pour cent du trésor à l’État | 38 · 24:23 | Article 716 du code civil : le trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds, et se partage par moitié entre… |
| La cade de Nice | 38 · 27:26 | La galette de farine de pois chiche s’appelle socca à Nice et cade à Toulon et dans le Var. C’est le même plat sous deux noms… |
| Des jacarandas venus d’Afrique du Sud | 39 · 03:05 | Jacaranda mimosifolia est originaire du sud-ouest de l’Amérique du Sud, principalement d’Argentine et de Bolivie. Il a été… |
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| Les quatre tours de la Bibliothèque nationale | 40 · 29:37 | Le site François-Mitterrand compte quatre tours en forme de livres ouverts : la tour des Temps, la tour des Lois, la tour des… |
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Le détail
Chaque entrée avec ses deux côtés et ses timecodes, pour aller vérifier à l’audio.
Le nombre d’amis d’Alexis
- Épisode 2, à 18:41 : Sophia est sa seule amie
- Épisode 1 : il dit avoir noué des amitiés très fortes sur les chantiers
- Gravité : mineure · voir épisode 2 · concerne Alexis Audou, Sophia
Northstar a payé Sophia pendant huit ou dix ans
La durée pendant laquelle Northstar a payé Sophia
- Épisode 7, à 30:38 : elle a été payée par Northstar pendant dix ans
- Épisode 6 : elle a gagné environ neuf mille euros par mois pendant huit ans, les deux premières années ayant servi à écrire la thèse initiale
- Gravité : mineure · voir épisode 7 · concerne Sophia, Northstar
Dix ans de financement, répétés
La durée du financement de Sophia par Northstar, répétée à dix ans
- Épisode 8, à 00:00 : Sophia est payée depuis dix ans par une société de fascistes
- Épisode 6 : huit ans de versements, précédés de deux ans de rédaction de la thèse initiale
- Gravité : mineure · voir épisode 8 · concerne Sophia, Northstar
Le volume de la thèse de Sophia
- Épisode 9, à 08:19 : elle a écrit cent mille pages ou un million, V ne sait plus
- Épisode 4 : environ cent mille pages, calculées par V lui-même à partir du nombre de volumes
- Gravité : mineure · voir épisode 9 · concerne Thèse de Sophia, Sophia
Le numéro de la chambre louée à l’hôtel
Vladimir demande à Alexis de louer une chambre précise, et c’est une autre qu’ils occupent quelques minutes plus tard. Les deux numéros sont énoncés dans le même épisode.
- Épisode 12, à 23:24 : tu vas louer la chambre 512, c’est très important
- Épisode 12 : on rentre dans la 511, la chambre est magnifique
- Gravité : mineure · voir épisode 12 · concerne Hôtel Saint-Anselme
Dix ans de versements, une troisième fois
Sophia situe à dix ans la visite mensuelle de son correspondant Northstar, alors que l’épisode 6 comptait huit ans de versements précédés de deux ans de rédaction. C’est la troisième fois que la durée est arrondie à dix.
- Épisode 13, à 13:40 : un gars qui venait tous les mois la voir depuis dix ans
- Épisode 6 : huit ans de versements, précédés de deux ans de rédaction de la thèse initiale
- Gravité : mineure · voir épisode 13 · concerne Sophia, Northstar
Le père ou le grand-père d’Anne
Le narrateur avoue ne plus savoir si le livre de mythologie était l’œuvre du père ou du grand-père d’Anne, alors qu’il l’attribuait sans hésiter au grand-père à l’épisode 8, avec le détail de son métier de concierge à Londres.
- Épisode 19, à 23:50 : j’ai dit son père ou son grand-père parce que je ne me souviens plus
- Épisode 8 : son grand-père, concierge à Londres, avait bâti une mythologie dont Caelorkus est la figure du mal
- Gravité : mineure · voir épisode 19 · concerne Le grand-père d’Anne, Anne
Alzheimer City déménage dans la Creuse
Le docteur Vasseur situe Alzheimer City dans la Creuse, département du centre de la France, alors que l’épisode 2 la plaçait dans le sud.
- Épisode 20, à 25:04 : ils ont racheté un terrain incroyable dans la Creuse
- Épisode 2 : ville artificielle du sud de la France, créée par un laboratoire pharmaceutique
- Gravité : mineure · voir épisode 20 · concerne Alzheimer City
Ben Malka s’appelle Richard
Sophia annonce un rendez-vous avec Richard Ben Malka, alors que le personnage est nommé Isaac dans tous les épisodes qui le mentionnent depuis le sixième, y compris quand Vladimir force sa messagerie ou son appartement. Le sociogramme fan-made portait déjà Richard : l’écart ne venait donc pas du lecteur, mais bien du récit.
- Épisode 21, à 23:28 : J’ai pris rendez-vous avec Richard Ben Malka
- Épisode 6 : un érudit juif et docteur qui s’appelle Isaac Ben Malka, en correspondance avec Sophia
- Gravité : mineure · voir épisode 21 · concerne Isaac Ben Malka, Sophia
Qui tenait la pelle
L’épisode 22 s’achève sur l’apparition de Dian derrière l’homme au couteau, aussitôt après le coup de pelle, et lui en attribue le geste. L’épisode 23 s’ouvre en précisant que Dian ne tenait pas la pelle : c’était le Kissé Manito, resté hors du champ.
- Épisode 23, à 01:01 : c’est pas moi qui tenait la pelle
- Épisode 22 : il y a quelqu’un derrière qui lui a donné un grand coup de pelle, et la personne c’est Dian
- Gravité : mineure · voir épisode 23 · concerne Dian, Kissé Manito
Richard Ben Malka, deuxième fois
L’érudit est nommé Richard d’un bout à l’autre de l’épisode, où il apparaît enfin en personne. C’est la deuxième fois après l’épisode 21, contre six épisodes qui le nomment Isaac. Le sociogramme fan-made portait Richard : le lecteur attentif avait entendu juste.
- Épisode 28, à 03:09 : on est chez Richard Ben Malka, qui est un contact érudit
- Épisode 6 : un érudit juif et docteur qui s’appelle Isaac Ben Malka
- Gravité : mineure · voir épisode 28 · concerne Isaac Ben Malka
Le narrateur ne retrouve plus le nom de Severius
Le narrateur hésite sur le prénom de l’homme du ferry et en propose deux formes successives, toutes deux différentes de celle qu’il avait rapportée quatre épisodes plus tôt, où le personnage épelait presque son nom en expliquant qu’il l’avait choisi pour son style.
- Épisode 29, à 12:59 : il s’appelait Sévéan je crois, non, le gars s’appelait Séverin
- Épisode 25 : mon prénom c’est Severius, ce n’est pas tout à fait mon prénom original mais il est stylé
- Gravité : mineure · voir épisode 29 · concerne Severius
Alexis est-il catholique ?
Au sortir de la cérémonie, Alexis se démarque du rite musulman en se rangeant du côté catholique et attribue leur salut au pouvoir de Dieu. Quinze épisodes plus tôt, il expliquait n’être pas catholique : une éducation de façade du côté de son père, une mère franchement hostile à l’Église. La veille encore, il jurait sur sa bonne foi faute de croire en Dieu (ép. 30, 33:14). Les deux peuvent se lire ensemble (un catholicisme culturel plutôt qu’une foi), mais l’affirmation, elle, s’inverse.
- Épisode 31, à 26:33 : je suis pas musulman, je penserai jamais musulman, je suis plutôt catholique
- Épisode 16 : n’est pas catholique : éducation de façade du côté du père, mère hostile à l’Église
- Gravité : mineure · voir épisode 31 · concerne Alexis Audou
Dans quel arrondissement se trouve l’église des Premiers Hommes
Devant le vitrail du Caire, Alexis se rappelle celui du jardin d’Éden, vu selon lui dans une église du quatrième arrondissement. L’épisode 16 situait pourtant cette église au fond d’une impasse entre République et Bastille, soit le troisième ou le onzième : deux à trois kilomètres plus au nord-est, et de l’autre côté de la Seine du Châtelet. L’un des deux repères est faux, et rien dans le récit ne permet de trancher.
- Épisode 31, à 33:19 : le vitrail du jardin d’Éden vu dans une église du quatrième arrondissement de Paris
- Épisode 16 : son église se cache au fond d’une impasse courte et propre, entre République et Bastille
- Gravité : mineure · voir épisode 31 · concerne L’église de l’impasse, Le vitrail au pois chiche
Alexis parle-t-il arabe ?
Dans la voiture, Alexis dit ne pas parler l’arabe et ne rien comprendre à ce que raconte Mohamed aux barrages. Deux épisodes plus tôt, c’est précisément parce qu’il parlait un peu arabe qu’il accompagnait Vladimir chercher un passeur à la frontière, et l’épisode 19 lui prête un arabe de chantier fait de quelques phrases de métier. Les deux se concilient (un arabe algérien de chantier ne permet pas de suivre un dialecte libyen), mais l’affirmation, elle, s’inverse.
- Épisode 34, à 18:53 : je parle pas l’arabe, je comprenais rien à ce qu’il nous disait
- Épisode 32 : moi je suis allé avec lui parce que je parlais un petit peu arabe
- Gravité : mineure · voir épisode 34 · concerne Alexis Audou
Où se trouve Alzheimer City
Cassandre situe la cité en Meuse, sur des champs rachetés pour rien. L’épisode 20 la plaçait dans la Creuse, à quatre cents kilomètres de là, et l’épisode 2 dans le sud de la France, ce qui ne vaut ni pour l’une ni pour l’autre. Creuse et Meuse se ressemblent assez pour qu’un glissement de mémoire les confonde ; le sud, lui, reste inexpliqué.
- Épisode 47, à 32:23 : une immense ville qui s’appelait Planète B, comme Boiron, en Meuse
- Épisode 20 : située dans la Creuse, sur un terrain immense racheté pour l’occasion
- Gravité : majeure · voir épisode 47 · concerne Alzheimer City, Boiron
L’assureur qu’on ne peut pas nommer
Le narrateur refuse de nommer la compagnie d’assurance pour ne pas s’exposer à un procès. C’est la précaution d’un auteur qui diffuse un récit, pas d’un personnage qui raconte sa vie.
- Épisode 1, à 10:52 : il dit ne pas vouloir citer l’assureur pour éviter un procès
- Gravité : mineure · voir épisode 1
Trop de Russes dans mon histoire
Le narrateur parle de son vécu comme d’une construction narrative dont il maîtrise le casting, en s’étonnant du nombre de Russes qui y figurent.
- Épisode 3, à 00:00 : j’ai beaucoup trop de russes dans mon histoire
- Gravité : mineure · voir épisode 3
Le narrateur annonce les épisodes à venir
Le narrateur annonce ce dont il parlera dans les épisodes à venir, donc connaît la suite du récit. Confirme au passage que l’intrigue est écrite à l’avance, comme annoncé dans la note d’intention.
- Épisode 3, à 17:34 : je parlais beaucoup dans les épisodes qui viennent d’amour et d’amitié
- Gravité : mineure · voir épisode 3
Le narrateur se corrige sur un numéro d’épisode
Le narrateur renvoie son auditeur à un numéro d’épisode et se corrige en direct sur lequel. Alexis raconte sa vie ; découper cette vie en épisodes numérotés est le geste de l’auteur, pas du personnage.
- Épisode 4, à 16:35 : voir épisode 1, l’affaire Aurore, enfin l’épisode 2
- Gravité : mineure · voir épisode 4
Un avertissement de contenu adressé à l’auditeur
Le narrateur ouvre par un avertissement de contenu et invite l’auditeur à sauter au prochain épisode, en précisant qu’il pourra raccrocher les wagons ensuite. C’est un producteur qui gère la diffusion de son œuvre, pas un homme qui raconte sa nuit.
- Épisode 5, à 00:01 : n’hésitez pas à passer au prochain épisode, vous pourrez raccrocher les wagons facilement
- Gravité : mineure · voir épisode 5
Le narrateur sait où mènent les détails qu’il oublie
Le narrateur s’excuse d’oublier des détails en restituant le récit de V et assure que cela prendra son sens plus tard. Il sait donc à l’avance ce que ces détails deviendront.
- Épisode 8, à 28:24 : quand je vous le restitue, j’oublie tous les détails, mais ça va prendre son sens à un moment
- Gravité : mineure · voir épisode 8
L’épisode 9 s’annonce comme le 8
L’épisode publié sous le titre Luna Invicta 9 s’ouvre sur l’annonce Luna Invicta 8, numéro déjà utilisé la veille. L’auteur perd le compte de ses propres épisodes.
- Épisode 9, à 00:00 : Luna Invicta 8
- Gravité : mineure · voir épisode 9 · concerne Luna Invicta
Le narrateur découpe son récit en épisodes
Le narrateur situe la suite des événements par rapport à la fin de l’épisode. Alexis raconte sa vie : la découper en épisodes est le geste de l’auteur qui la diffuse, pas du personnage qui la vit.
- Épisode 11, à 03:08 : d’ici jusqu’à la fin de l’épisode
- Gravité : mineure · voir épisode 11
Le narrateur sait quelles scènes auront des répercussions
Le narrateur annonce que ce qui suit aura des répercussions par la suite. Il connaît donc la suite du récit, ce qui confirme au passage que l’intrigue est écrite à l’avance, comme annoncé dans la note d’intention.
- Épisode 11, à 03:41 : il va se passer des choses qui vont avoir des petites répercussions par la suite
- Gravité : mineure · voir épisode 11
Le narrateur corrige le vocabulaire qu’il prête à Vladimir
Le narrateur emploie un mot pour Vladimir puis précise que celui-ci ne l’aurait pas employé. Il reconnaît ainsi composer les répliques qu’il rapporte, geste d’auteur et non de témoin.
- Épisode 13, à 08:24 : il dit pas le mot émolument parce qu’il parle pas aussi bien français que ça
- Gravité : mineure · voir épisode 13 · concerne Vladimir
L’hôtel qu’on ne peut pas nommer
Le narrateur refuse de nommer le palace où se déroule l’arnaque, tout en indiquant que les Parisiens le reconnaîtront. C’est la précaution d’un auteur qui diffuse un récit devant un public, non d’un personnage qui raconte sa vie à un ami. Le même réflexe visait la compagnie d’assurance à l’épisode 1.
- Épisode 14, à 11:54 : un très grand hôtel dont je vais pas dire le nom, les Parisiens sauront lequel
- Gravité : mineure · voir épisode 14 · concerne Le grand hôtel du quartier Opéra
Le narrateur censure ses propres exemples
Le narrateur s’interrompt pour ne pas transmettre de mauvaises pratiques à son auditoire. Il s’adresse à un public susceptible de l’imiter, ce qui est la position d’un diffuseur et non celle d’Alexis.
- Épisode 14, à 19:40 : je vais pas rentrer dans le détail, j’ai pas envie de vous donner de mauvaise pratique
- Gravité : mineure · voir épisode 14 · concerne David
Le narrateur règle l’ordre de ses révélations
Le narrateur s’interrompt pour annoncer qu’il dira plus tard ce qu’il a appris plus tard, en hésitant à voix haute sur le moment de le dire. C’est un auteur qui ordonne son récit pour ménager un effet, non un homme qui raconte ce qui lui est arrivé.
- Épisode 15, à 11:26 : il faut que je vous raconte plusieurs choses que j’apprends par la suite, je vous le dirai tout à l’heure
- Gravité : mineure · voir épisode 15
Le narrateur justifie un vocabulaire qui n’est pas le sien
Le narrateur emploie des termes d’histoire de l’art (mandorle, chambranle, roman tardif), s’en excuse deux fois auprès de son auditoire, puis les rattache aux chantiers pour se les rendre plausibles. Le chambranle vient bien du bâtiment ; la mandorle, non. C’est la culture de l’auteur qui affleure, et qu’Alexis endosse après coup.
- Épisode 16, à 03:40 : excusez-moi des termes d’histoire de l’art mais voilà, j’ai une éducation
- Gravité : mineure · voir épisode 16
Le narrateur raconte sa vie au micro
Le narrateur se range parmi les gens qui racontent leur vie au micro, en pleine réflexion sur la société du voyeurisme. Alexis n’a pas de micro : c’est l’auteur qui enregistre, et qui se compte ici dans le phénomène qu’il décrit.
- Épisode 17, à 05:13 : les gens qui se filment et les gens qui racontent comme moi leur vie au micro
- Gravité : mineure · voir épisode 17
Le narrateur s’adresse à ses auditeurs futurs
Le narrateur envisage le prix d’un menu au moment où son récit sera écouté, des années après les faits. Il s’adresse à l’auditoire d’un enregistrement diffusé, pas à quelqu’un qui l’écoute raconter.
- Épisode 17, à 22:50 : peut-être au moment où vous écouterez ça, ça sera quatorze ou dix-huit euros
- Gravité : mineure · voir épisode 17 · concerne Le McDonald’s du Vieux Lyon
La digression sur le socialiste de province
Le narrateur s’interrompt pour plaisanter sur l’allure du socialiste de province et ses lunettes à monture rouge, connivence adressée à un public supposé partager cette sociologie politique. Le trait relève de l’humour de l’auteur devant son audience, non de l’électricien intérimaire qui vient de frapper à la porte d’un local néonazi.
- Épisode 18, à 06:18 : un socialiste de province, vous savez, c’est souvent un gars avec des lunettes à monture rouge
- Gravité : mineure · voir épisode 18
Le narrateur vante sa propre diction
Au moment de mentir à son chef de chantier, le narrateur se félicite de la belle diction que donne la lecture de beaucoup de livres. L’aisance de parole vantée est celle du conteur qui enregistre, non celle de l’électricien intérimaire au visage tuméfié.
- Épisode 19, à 03:36 : j’avais cette belle diction d’une personne qui a lu beaucoup de livres
- Gravité : mineure · voir épisode 19
Le narrateur annonce qu’un nom servira plus tard
Le narrateur signale au passage que le prénom de la secrétaire sera important par la suite. Il connaît donc la suite de son récit et la balise pour son auditoire, geste d’auteur qui organise une série et non d’homme qui raconte ce qui lui est arrivé.
- Épisode 20, à 20:51 : mon interlocutrice qui s’appelle Sylvie, et ce nom va être important par la suite
- Gravité : mineure · voir épisode 20 · concerne Sylvie
Le narrateur suppose son auditoire devant le même journal télévisé
Le narrateur imagine ses auditeurs en train d’écouter les informations au moment même où son personnage les regarde, et rattache le récit à une actualité réelle. Il s’adresse à un public contemporain de la diffusion, pas à quelqu’un qui écoute le récit d’une aventure passée.
- Épisode 21, à 27:08 : aux informations, vous étiez peut-être en train de les écouter à ce moment-là
- Gravité : mineure · voir épisode 21
Le narrateur renvoie au premier épisode
Pour présenter Gérald, le narrateur renvoie son auditoire au tout premier épisode de son récit, et suppose qu’on pourrait ne pas s’en souvenir. Une vie ne se découpe pas en épisodes numérotés : c’est l’auteur d’une série qui parle, comme au quatrième épisode déjà.
- Épisode 22, à 18:52 : peut-être vous ne vous en souvenez pas, j’en ai parlé au tout premier épisode
- Gravité : mineure · voir épisode 22 · concerne Gérald
Le narrateur annonce ses thèmes à venir
Dès la première phrase, le narrateur annonce qu’il parlera souvent des rêves dans le cadre de cette aventure. Annoncer les motifs récurrents de son récit est le geste d’un auteur qui compose, non d’un homme qui rapporte ce qu’il a vécu.
- Épisode 23, à 00:00 : je parlerai souvent des rêves d’ailleurs dans le cadre de cette aventure
- Gravité : mineure · voir épisode 23
Le narrateur compare ce moment à d’autres de son récit
Le narrateur situe ce bonheur par rapport aux autres moments de son récit où il a déjà dit être très heureux. Il traite sa vie comme un corpus dont il tient le compte, geste d’un auteur qui relit sa série et non d’un homme qui se souvient.
- Épisode 24, à 27:46 : il y a d’autres moments dans le récit où j’ai dit que j’étais très heureux
- Gravité : mineure · voir épisode 24
Le narrateur renvoie au dernier épisode
Le narrateur renvoie son auditoire à ce qu’il a expliqué au dernier épisode, tout en disant ne pas oser le redire alors qu’il est dans l’action. Il tient à la fois le fil de son émotion présente et le compte de ses livraisons passées, ce qui n’est pas la position d’un homme qui raconte sa vie.
- Épisode 25, à 00:00 : expliqué au dernier épisode, mais j’ose même pas le dire là alors que je suis dans l’action
- Gravité : mineure · voir épisode 25
Le narrateur coupe une scène pour son auditoire
Le narrateur signale qu’il a passé les détails d’une conversation trop longue sur les gilets jaunes. Résumer une scène pour ménager la durée est un geste de montage, celui d’un auteur qui tient le minutage de son épisode.
- Épisode 26, à 11:55 : je vous ai passé les détails, ils étaient vachement enflammés sur les gilets jaunes
- Gravité : mineure · voir épisode 26
Le narrateur corrige un épisode précédent
Le narrateur ouvre l’épisode en revenant sur une erreur de géographie commise deux épisodes plus tôt, sans se rappeler lequel exactement. Corriger une livraison passée devant son auditoire est un geste d’auteur qui diffuse une série, pas d’un homme qui raconte sa vie. C’est aussi, pour la rubrique, le cas le plus rare : une erreur relevée par l’auteur lui-même avant qu’on la lui signale.
- Épisode 28, à 00:31 : au dernier épisode ou à l’avant-dernier, j’ai dit que Marrakech se trouvait à l’est de Tanger, ce qui n’est pas du tout le cas
- Gravité : mineure · voir épisode 28
Le narrateur annonce le minutage de son épisode
Dès la deuxième phrase, le narrateur annonce qu’il expliquera la raison de ce voyage dans quelques minutes. Compter en minutes ce qu’on va dire suppose une durée fixée d’avance : c’est un auteur qui tient le minutage d’un épisode, non un homme qui raconte ce qu’il a vécu.
- Épisode 29, à 00:00 : je vais vous l’expliquer dans quelques minutes
- Gravité : mineure · voir épisode 29
Le narrateur s’adresse à un auditeur qui aurait été dans le bar
Le narrateur interpelle celui de ses auditeurs qui aurait ramassé les deux cents euros restés sur la table du café du Caire. Il suppose son public assez nombreux et assez dispersé pour qu’un témoin de la scène puisse l’écouter : c’est l’auteur d’une émission qui parle, pas un homme qui raconte sa soirée.
- Épisode 30, à 10:26 : si vous écoutez ça et que vous avez pris les deux cents euros qui traînaient sur la table
- Gravité : mineure · voir épisode 30
L’auteur décrit sa méthode de travail par la bouche du présentateur
Le présentateur sort de la fiction pour décrire les conditions réelles de fabrication de l’œuvre : « c’est une fiction audio je vous le dis », une ligne de texte par épisode, trente minutes d’improvisation par l’auteur qui est aussi le narrateur, aucun montage, et un récit laissé vagabond quatre-vingts pour cent du temps. C’est FibreTigre qui parle de FibreTigre, pas un personnage qui parle à Alexis. La description est aussi en tension avec la note d’intention de l’épisode 0, où l’auteur dit « La fin est écrite » (02:08) puis « J’ai écrit tous les épisodes hein. Donc j’ai plus qu’à les raconter » (04:46) : l’épisode 31 précise ce que veut dire écrit : une ligne par épisode, et l’improvisation pour tout le reste.
- Épisode 31, à 15:37 : à chaque épisode il y a en gros une ligne de texte et l’auteur improvise trente minutes
- Gravité : majeure · voir épisode 31 · concerne Le présentateur
Le narrateur annonce dans combien de minutes il parlera du chauffeur
Alexis présente Mohamed puis renvoie son propre récit à plus tard, en minutes : « j’en parle dans 2 minutes ». Un homme qui raconte sa soirée ne connaît pas le minutage de son histoire ; celui qui l’écrit, si. Même motif qu’à l’épisode 29.
- Épisode 32, à 23:59 : Mohamed qui est notre conducteur, mec très sympa, j’en parle dans 2 minutes
- Gravité : mineure · voir épisode 32 · concerne Mohamed
Le narrateur programme ses révélations dans la bouche de Dorian
En plein récit de Dorian, la voix bascule : « bon j’expliquerai la question de Germaine bientôt », puis, quelques minutes plus tard, « je vous en… je t’en parlerai bientôt Alexis » : le vouvoiement adressé au public rattrapé en tutoiement adressé à Alexis. Ce n’est pas Dorian qui organise ses annonces, c’est l’auteur qui range l’ordre de ses épisodes.
- Épisode 33, à 11:54 : bon j’expliquerai la question de Germaine bientôt
- Gravité : mineure · voir épisode 33 · concerne Germaine
Le narrateur prévient son public avant une scène gore
Au moment où Dorian fait repousser le bras, la narration s’interrompt pour avertir : « un petit peu gore, je vous avoue ». Le vouvoiement s’adresse aux auditeurs, pas à l’interlocuteur du récit. Même geste qu’à l’épisode 5.
- Épisode 34, à 10:01 : de toute façon un petit peu gore, je vous avoue
- Gravité : mineure · voir épisode 34
Le narrateur donne à l’avance un nom qu’il ne connaît pas encore
Face au chef de milice, la narration s’interrompt pour régler une question de récit : le nom, dit Alexis, il ne le découvrira que plus tard, mais il le livre tout de suite pour pouvoir identifier le personnage dans la suite. C’est un auteur qui organise ses désignations, pas un homme qui raconte une scène. Même geste qu’à l’épisode 20.
- Épisode 35, à 09:57 : un nom que je vais découvrir plus tard, mais je vous le dis d’ores et déjà
- Gravité : mineure · voir épisode 35 · concerne Le maître des pigeons
Le narrateur rassure son public sur le sort d’un enfant
Un cri retentit à la surface pendant la plongée, et la narration coupe aussitôt : « pas le cri de Malek, rassurez-vous ». Le narrateur ménage l’inquiétude de ses auditeurs pour un personnage dont il connaît déjà le sort, en pleine scène qu’il est censé vivre.
- Épisode 35, à 23:56 : on entend distinctement un cri à l’extérieur, pas le cri de Malek, rassurez-vous
- Gravité : mineure · voir épisode 35 · concerne Malek
Le narrateur annonce ce qu’il expliquera dans quelques minutes
En décrivant l’équipage, la narration s’interrompt pour prévenir que tous regardaient vers le nord « pour une raison que je vous dirai dans quelques minutes ». C’est le minutage d’un épisode, pas la mémoire d’une scène. Même motif qu’aux épisodes 29 et 32.
- Épisode 36, à 04:40 : ils avaient tous le regard tourné vers le nord pour une raison que je vous dirai dans quelques minutes
- Gravité : mineure · voir épisode 36
Le narrateur répond à l’objection de son public sur le loup-garou
Au moment où la bête apparaît, la narration s’arrête pour devancer la réaction des auditeurs : « je sais, vous dites out of nowhere un loup-garou, mais il y a une explication qui va pas arriver tout de suite ». C’est un auteur qui gère le rythme de ses révélations et rassure son public, pas un homme qui décrit ce qu’il a sous les yeux.
- Épisode 37, à 12:41 : je sais, vous dites out of nowhere un loup-garou, mais il y a une explication
- Gravité : mineure · voir épisode 37 · concerne Loup Garou
Le narrateur annonce les pays qu’il visitera plus tard
Devant la côte italienne, la narration se projette au-delà de l’épisode : « comme vous le verrez dans cette aventure, j’ai visité de nombreux pays ». Le vouvoiement s’adresse aux auditeurs, et l’aventure est désignée comme une œuvre à suivre, pas comme une vie qu’on traverse.
- Épisode 38, à 00:32 : comme vous le verrez dans cette aventure, j’ai visité de nombreux pays
- Gravité : mineure · voir épisode 38
Le narrateur remet à plus tard un sujet qu’il annonce
Devant le jardin, la narration ouvre une parenthèse sur des lieux d’où l’on bascule dans le pays des rêves, puis se referme aussitôt : « j’en parlerai en temps ailleurs ». C’est un auteur qui range ses thèmes dans l’ordre où il compte les servir. Même geste quelques minutes plus tard sur un objet trouvé dans la cassette : « j’en parle dans deux minutes ».
- Épisode 39, à 02:34 : il y a des lieux dans lesquels un pas de trop, voilà, j’en parlerai en temps ailleurs
- Gravité : mineure · voir épisode 39 · concerne Le jardin de la villa de Nice
Le narrateur parle de la vie de ses auditeurs
Au moment de décrire ce qu’on ressent en trouvant un coffre, la narration se tourne vers le public et lui parle de sa propre existence : cela n’arrivera qu’une fois dans votre vie au maximum. Ce n’est plus un homme qui raconte ce qui lui est arrivé, c’est un conteur qui s’adresse à une salle.
- Épisode 39, à 07:14 : ça va arriver une seule fois dans votre vie max
- Gravité : mineure · voir épisode 39
Le narrateur garantit qu’une scène est vraie
En décrivant le wagon-bar changé en scène ouverte, la narration s’interrompt pour certifier le détail : « vraie histoire, il y avait un comedy club sur le Nice-Paris ». Un narrateur n’a pas à garantir sa propre vie ; c’est l’auteur qui atteste avoir vu la chose pour de bon.
- Épisode 40, à 01:35 : vraie histoire, il y avait un comedy club sur le Nice-Paris
- Gravité : mineure · voir épisode 40 · concerne Le comedy club du Nice-Paris
Le narrateur renvoie son public à un numéro d’épisode
Devant la porte, Alexis compare la scène à celle où Vladimir tambourinait chez Aurore, et donne la référence : « souvenez-vous, à l’épisode 2, je crois ». Sa vie est découpée en épisodes numérotés, et il n’est même pas sûr du numéro.
- Épisode 40, à 19:45 : souvenez-vous, à l’épisode 2, je crois
- Gravité : mineure · voir épisode 40 · concerne Vladimir
Le narrateur s’excuse d’avoir mal rangé son récit
En plein récit de sa rencontre avec Léa, la narration s’interrompt : « excusez-moi, j’ai oublié de vous dire quelque chose », et revient en arrière. Un peu plus loin, même geste sur le jeu vidéo, annoncé deux fois comme un chapitre à venir : « dont je vais vous parler un petit peu après », puis « que je vais vous décrire amplement ». C’est un auteur qui gère l’ordre de ses séquences devant un public.
- Épisode 41, à 16:39 : excusez-moi, j’ai oublié de vous dire quelque chose
- Gravité : mineure · voir épisode 41
Le narrateur s’inquiète de ce qu’il est en train de dire à son public
En décrivant l’effet des médicaments, la narration s’interrompt deux fois pour se reprendre : « je devrais vraiment pas dire ça », « je devrais vraiment pas le dire ». Un homme qui raconte sa vie n’a pas à se surveiller ainsi ; c’est un auteur qui mesure ce qu’il diffuse à des auditeurs.
- Épisode 42, à 18:50 : je devrais vraiment pas dire ça mais en vrai ça marche très bien
- Gravité : mineure · voir épisode 42
Le narrateur annonce un monde qu’il découvrira bientôt
À propos d’un auteur de mangas exposé au Louvre, la narration glisse une promesse : « un monde encore à découvrir pour moi bientôt ». Alexis raconte des faits passés ; seul l’auteur sait ce qui vient ensuite, et l’annonce à son public.
- Épisode 43, à 07:50 : un monde encore à découvrir pour moi bientôt
- Gravité : mineure · voir épisode 43
Le narrateur annonce que la soirée sera mémorable
Juste avant d’entrer dans la boîte, la narration se tourne vers le public pour promettre la suite : « la soirée qui allait s’annoncer allait être absolument mémorable, j’annonce ». Le verbe est celui d’un conteur qui tient une salle, pas d’un homme qui se souvient.
- Épisode 44, à 26:01 : la soirée qui allait s’annoncer allait être absolument mémorable, j’annonce
- Gravité : mineure · voir épisode 44 · concerne Le palais de l’éclipse
Le narrateur s’excuse auprès des policiers qui l’écoutent
Au moment où la foule savoure de voir des vigiles se faire frapper, la narration s’interrompt pour une précaution : « je suis désolé pour mes amis policiers et vigiles qui sont en train d’écouter ça ». Alexis n’a pas d’auditeurs ; l’auteur, si, et il connaît leurs métiers.
- Épisode 45, à 17:09 : je suis désolé pour mes amis policiers et vigiles qui sont en train d’écouter ça
- Gravité : mineure · voir épisode 45
Le narrateur promet une digression sur la tarte tatin
Au milieu du dessert, la narration s’échappe et prend rendez-vous avec son public : « je suis un peu maniaque de la tarte tatin, il faudra que je vous en parle un jour, quitte à vraiment rendre fous les gens ». C’est un chroniqueur qui range ses sujets pour plus tard, et qui sait déjà que sa digression sera longue.
- Épisode 46, à 16:42 : je suis un peu maniaque de la tarte tatin, il faudra que je vous en parle un jour
- Gravité : mineure · voir épisode 46
Fenrir parle de l’auditeur et du milieu de l’histoire
Devant Alexis, Fenrir écarte une solution parce qu’elle « dévoilerait des choses pour l’auditeur », puis explique qu’on n’est même pas à la moitié de son histoire. Un personnage ne connaît ni l’auditeur ni le milieu du récit : c’est l’auteur qui parle de sa propre série et de son avancement, comme le présentateur de l’épisode 31. La différence est qu’ici Alexis relève l’anomalie et demande de quel auditeur il s’agit.
- Épisode 47, à 11:28 : la solution évidente dévoilerait des choses pour l’auditeur
- Gravité : majeure · voir épisode 47 · concerne Fenrir le Magicien, La chaîne des récits
Le narrateur annonce encore ce dont il parlera dans deux minutes
Entré seul dans l’instance du cénotaphe, Alexis note qu’il est seul et ajoute : « j’en parle dans deux minutes ». Le tic revient d’épisode en épisode : c’est le minutage d’une émission, pas la mémoire d’une soirée.
- Épisode 48, à 28:02 : je suis tout seul, j’en parle dans deux minutes
- Gravité : mineure · voir épisode 48 · concerne Le cénotaphe de Moirix
Le narrateur rassure les auditeurs qui placeraient leurs parents
En décrivant les interdictions à l’entrée d’Alzheimer City, la narration glisse une précision de service : « je vous rassure sur les photos, si toutefois vous mettez vos parents à Alzheimer City, il y a un service de photographie interne ». Alexis parle à des gens qui pourraient devenir clients d’une institution qui n’existe que dans son histoire.
- Épisode 49, à 04:38 : je vous rassure sur les photos, si toutefois vous mettez vos parents à Alzheimer City
- Gravité : mineure · voir épisode 49 · concerne Alzheimer City
Le narrateur demande son avis à son public
Au milieu du récit de Sylvain, la narration s’arrête et se tourne franchement vers ceux qui écoutent : « je peux vous demander, chères personnes qui écoutent mon histoire, s’il y a une morale à cette histoire ». Ce n’est plus un narrateur qui raconte, c’est un auteur qui consulte son auditoire.
- Épisode 49, à 22:21 : je peux vous demander, chères personnes qui écoutent mon histoire, s’il y a une morale
- Gravité : mineure · voir épisode 49 · concerne Sylvain
Le narrateur devance la question de son public
En fin d’épisode, la narration anticipe le reproche : « dans tout ça, vous allez me dire, on n’a pas eu ce qu’il y avait sur la planche », et y répond. Le narrateur ne se souvient pas d’une journée, il gère les attentes d’un auditoire qui suit une histoire à épisodes.
- Épisode 51, à 34:08 : dans tout ça, vous allez me dire, on n’a pas eu ce qu’il y avait sur la planche
- Gravité : mineure · voir épisode 51 · concerne Les tablettes de bois de Leptis Magna
Le nombre de neurones du cerveau humain
- Épisode 6, à 31:05 : vous avez trois milliards de neurones sur votre tête
- En réalité : Le cerveau humain compte environ 86 milliards de neurones, soit près de trente fois plus. Le raisonnement du remplacement neurone par neurone reste valable, mais l’ordre de grandeur est faux.
- Gravité : mineure · voir épisode 6 · concerne Transfert des esprits vers des serveurs
Marseille fondée par des Troyens
L’origine de la fondation de Marseille
- Épisode 9, à 12:28 : Marseille aurait été fondée par les Phocéens, donc les descendants de Troie, et les Troyens auraient fondé Rome, Marseille et la lignée arthurienne en Cornouailles
- En réalité : Les Phocéens ne sont pas des Troyens : ce sont des Grecs venus de Phocée, en Ionie, qui fondent Massalia vers 600 av. J.-C. La légende de la diaspora troyenne concerne Rome, par Énée, et la Bretagne, par Brutus de Troie, jamais Marseille.
- Gravité : mineure · voir épisode 9 · concerne Pityas
Achille et Agamemnon présentés comme troyens
Achille et Agamemnon présentés comme des Troyens
- Épisode 9, à 12:28 : Cassandre, Achille et Agamemnon sont cités ensemble comme figures de Troie
- En réalité : Cassandre est troyenne, fille de Priam. Achille et Agamemnon sont grecs et assiègent la ville : ils sont dans le camp adverse.
- Gravité : mineure · voir épisode 9
Strabon qualifié d’historien
- Épisode 9, à 17:09 : un très grand historien qui fait autorité, il s’appelle Strabon
- En réalité : Strabon est avant tout un géographe. Sa Géographie en dix-sept livres est une description du monde connu ; il n’a pas laissé d’œuvre historique conservée. Le fond du propos (c’est lui qui traite Pythéas de menteur et préserve ainsi son récit) est exact.
- Gravité : mineure · voir épisode 9 · concerne Strabon
L’A4 présentée comme l’autoroute du Soleil
L’autoroute empruntée pour descendre vers Marseille
- Épisode 10, à 00:30 : l’autoroute A4 qui mène au soleil
- En réalité : L’autoroute du Soleil est l’A6 puis l’A7, de Paris à Marseille par la vallée du Rhône. L’A4 relie Paris à Strasbourg, plein est. Le trajet décrit, traversée de l’Isère comprise, correspond bien à l’A6/A7.
- Gravité : mineure · voir épisode 10
L’origine troyenne de Marseille, redite
L’origine troyenne de Marseille, répétée par Cassandre
- Épisode 10, à 23:18 : Troie comme la ville des Troyens qui ont fui et qui ont fondé Rome, Marseille, et qui sont les ancêtres du roi Arthur de Cornouailles
- En réalité : Marseille est une fondation phocéenne, grecque, vers 600 av. J.-C. La diaspora troyenne de la légende concerne Rome, par Énée, et la Bretagne insulaire, par Brutus de Troie. L’erreur est la même qu’à l’épisode 9 : elle est désormais mise dans la bouche d’un personnage.
- Gravité : mineure · voir épisode 10 · concerne Cassandre
Le personnage jouable de Breath of the Wild
Alexis raconte avoir rêvé qu’il était Zelda dans Breath of the Wild, en décrivant le personnage que l’on dirige dans le jeu.
- Épisode 11, à 09:20 : j’étais Zelda dans Breath of the Wild, le petit bonhomme qui monte sur une colline
- En réalité : Le personnage que l’on incarne dans The Legend of Zelda: Breath of the Wild est Link. Zelda est la princesse du royaume d’Hyrule, personnage non jouable dans ce titre. La confusion entre le nom de la série et celui du héros est courante.
- Gravité : mineure · voir épisode 11 · concerne Alexis Audou
L’étymologie du mot humain
L’extraterrestre fait dériver le mot humain de humilis pour expliquer l’humilité des réponses humaines.
- Épisode 11, à 18:07 : humain vient de humilis
- En réalité : Humain vient du latin humanus, et humilis signifie bas, près du sol. Les deux mots dérivent bien de humus, la terre, mais l’un ne vient pas de l’autre : ce sont deux branches parallèles. Le rapprochement entre humain, humilité et terre est une étymologie populaire, ancienne et répandue.
- Gravité : mineure · voir épisode 11 · concerne Les Extraterrestres
L’autoroute du sud, redite
Le trajet vers Marseille est de nouveau attribué à l’A4, comme à l’épisode précédent.
- Épisode 12, à 00:00 : la portion la plus agréable de la 4 où on descend vers le sud
- En réalité : L’autoroute du Soleil, de Paris à Marseille par la vallée du Rhône, est l’A6 puis l’A7. L’A4 relie Paris à Strasbourg, plein est. Le trajet décrit (Isère, puis la mer à l’approche de Marseille) correspond à l’A7.
- Gravité : mineure · voir épisode 12
Une église de 1255 parmi les plus anciennes de Paris
Le gardien date la fondation de 1255 et en tire que ce serait l’une des plus anciennes églises de la ville. L’église elle-même est une invention, ce qui ne se discute pas ; la comparaison, elle, se vérifie. Paris compte plusieurs églises debout bien avant cette date, et 1255 la placerait dans la moyenne du gothique parisien, pas à son origine.
- Épisode 16, à 15:39 : fondée au cœur de Paris en 1255, ce qui en ferait l’une des plus anciennes églises de la ville
- En réalité : Saint-Germain-des-Prés remonte au VIe siècle et son clocher actuel à 1014, Saint-Martin-des-Champs à 1060, Saint-Pierre de Montmartre à 1147, Saint-Julien-le-Pauvre aux années 1160. En 1255, Notre-Dame est en chantier depuis près d’un siècle et la Sainte-Chapelle est achevée depuis quatre ans.
- Gravité : mineure · voir épisode 16 · concerne Église des Premiers Hommes, L’église de l’impasse
L’ancienneté du pois chiche
Fenrir fait du pois chiche une légumineuse inchangée depuis cinquante mille ans, argument central de sa thèse sur l’arbre de la connaissance.
- Épisode 16, à 21:54 : une légumineuse non transformée depuis peut-être cinquante mille ans
- En réalité : Le pois chiche est domestiqué au Proche-Orient vers 7000 av. J.-C., soit il y a environ neuf mille ans, et cette domestication l’a précisément transformé : graines plus grosses, gousses non déhiscentes. Cinquante mille ans nous ramènent au Paléolithique supérieur, bien avant toute agriculture.
- Gravité : mineure · voir épisode 16 · concerne La théorie du pois chiche originel
La Mondaine devenue police des mœurs
Le policier présente son service comme l’ancienne Mondaine, devenue aujourd’hui la police des mœurs.
- Épisode 19, à 11:26 : on s’appelait la Mondaine autrefois, maintenant on est la police des mœurs
- En réalité : L’appellation va dans l’autre sens. « Police des mœurs » est la désignation ancienne et générique ; « la Mondaine » en était le surnom, celui de la brigade mondaine, rebaptisée brigade de répression du proxénétisme en 1975. Aucun service français ne porte aujourd’hui le nom officiel de police des mœurs.
- Gravité : mineure · voir épisode 19 · concerne La police des mœurs, Serge
Marrakech placée à l’est de Tanger
Le narrateur explique la géographie du Maroc à son auditoire pour justifier le détour : Tanger à l’extrême ouest, Marrakech à l’est, Fès au sud-sud-est. C’est l’erreur qui rend le récit du trajet incompréhensible sur une carte. L’auteur s’en est aperçu seul : il revient dessus en ouverture de l’épisode 28, à 00:31, pour rétablir que Marrakech est plein sud.
- Épisode 26, à 15:36 : quand tu es à Tanger tu es à l’extrême ouest, et Marrakech c’est à l’est
- En réalité : Tanger occupe la pointe nord du Maroc, sur le détroit de Gibraltar. Marrakech se trouve à cinq cent cinquante kilomètres au sud-sud-ouest, dans l’intérieur des terres. Fès est à l’est-sud-est de Tanger, non au sud-sud-est. Aller de Tanger à Marrakech, c’est descendre plein sud le long de la côte atlantique, jamais tourner vers l’est. Le narrateur corrige lui-même à l’épisode 28 : c’est le seul cas, à ce jour, d’une erreur relevée par l’auteur avant qu’on la lui signale.
- Gravité : mineure · voir épisode 26 · concerne Marrakech, Tanger
Platon aurait décrit l’Atlantide dans Solon
Sophia, chercheuse en histoire antique, situe la description de l’Atlantide et de ses enceintes concentriques dans un texte de Platon appelé Solon.
- Épisode 27, à 33:15 : la description de Platon dans Solon expliquait la géographie de l’Atlantide
- En réalité : Platon n’a jamais écrit de dialogue intitulé Solon. L’Atlantide et ses anneaux concentriques de terre et d’eau sont décrits dans le Timée et surtout le Critias. Solon y figure comme la source du récit, censé l’avoir rapporté d’Égypte : c’est le transmetteur de l’histoire, pas le titre du texte.
- Gravité : mineure · voir épisode 27 · concerne Sophia
Les voyages de Pline l’Ancien
Sophia dit avoir reçu « une fameuse traduction commentée des voyages de Pline l’Ancien », où elle a trouvé Cardines Mundi. Pline l’Ancien n’a pas laissé de récit de voyage : son œuvre conservée est l’Histoire naturelle, encyclopédie en trente-sept livres, et c’est bien là, comme l’établit l’épisode 6, que se trouve l’expression Cardines Mundi. Le livre existe, le titre glisse.
- Épisode 32, à 11:23 : une fameuse traduction commentée des voyages par Pline l’Ancien
- En réalité : Pline l’Ancien (23-79) est l’auteur de l’Histoire naturelle, une encyclopédie en trente-sept livres ; il n’a pas écrit de récit de voyage. Son neveu Pline le Jeune a laissé des Lettres, pas davantage de voyages.
- Gravité : mineure · voir épisode 32 · concerne Sophia, Cardines Mundi
On ne canonise pas une vivante
Dorian dit que le pape est en train de faire de Laura une sainte, les miracles étant manifestes et permanents. L’Église ne canonise que des morts : la procédure s’ouvre normalement cinq ans après le décès, et béatification comme canonisation sont posthumes. Rien n’interdit à la fiction de faire plier Rome devant des miracles quotidiens, mais alors c’est l’exception qui mériterait d’être dite.
- Épisode 33, à 14:31 : même le pape est en train de faire d’elle une sainte
- En réalité : La canonisation catholique est posthume : la cause ne peut s’ouvrir qu’après la mort, en principe cinq ans après, et la béatification comme la canonisation supposent des miracles obtenus par l’intercession du défunt. Une personne vivante ne peut être ni béatifiée ni canonisée.
- Gravité : mineure · voir épisode 33 · concerne Laura
Le pape change de numéro en quatre minutes
Sur son balcon, le pape est nommé Léon X à 02:37, puis Léon XIV à 06:48, au moment où Charlie le tue. Le second est le bon : Léon X, Giovanni de’ Medici, est mort en 1521. Le narrateur se corrige de lui-même sans le signaler.
- Épisode 34, à 02:37 : je vois à son balcon le pape Léon X qui est en train de regarder la scène
- En réalité : Léon X (Giovanni de’ Medici) fut pape de 1513 à 1521. Le pape régnant est Léon XIV, élu en mai 2025, le nom que l’épisode emploie quatre minutes plus tard.
- Gravité : mineure · voir épisode 34 · concerne Le pape Léon XIV
Tripoli vue depuis Leptis Magna
Depuis le rocher qui domine le site, Alexis dit voir au loin les tours de Tripoli, et le trio se faisait arrêter aux barrages « à cinquante kilomètres de la grande banlieue de Tripoli » juste avant d’arriver aux ruines. Leptis Magna se trouve à Khoms, à environ cent vingt kilomètres à l’est de Tripoli : la ville n’est pas visible de là, et les deux distances ne peuvent pas tenir ensemble.
- Épisode 34, à 28:40 : je voyais d’ailleurs les tours de Tripoli au loin
- En réalité : Leptis Magna est adossée à la ville de Khoms, à environ cent vingt kilomètres à l’est de Tripoli, dont elle est séparée par le golfe. Aucune vue directe n’est possible.
- Gravité : mineure · voir épisode 34 · concerne Leptis Magna
Le pape François Ier
Pour expliquer la sensibilité italienne à la question migratoire, le narrateur crédite « le pape François 1 ». Aucun pape ne porte le chiffre I de son vivant : la numérotation n’apparaît qu’à partir du deuxième pape du même nom. Le pape mort en 2025 s’appelait simplement François.
- Épisode 36, à 25:53 : le pape François 1 avait déjà beaucoup sensibilisé les gens à ça
- En réalité : Un pape ne reçoit de numéro d’ordre qu’à partir du deuxième du nom : Jean-Paul Ier fait exception, ayant lui-même choisi ce chiffre. François, pape de 2013 à 2025, n’a jamais porté de numéro.
- Gravité : mineure · voir épisode 36
La plupart des chefs d’entreprise seraient des psychopathes
Cassandre justifie sa singularité en affirmant que la plupart des chefs d’entreprise et des politiciens sont cliniquement psychopathes. Les études disponibles donnent des proportions élevées par rapport à la population générale, pas une majorité. L’idée reçue est répandue, le chiffre ne l’appuie pas.
- Épisode 37, à 27:25 : la plupart des chefs d’entreprise, des politiciens sont des gens cliniquement psychopathes
- En réalité : Les travaux les plus cités sur les dirigeants d’entreprise situent les traits psychopathiques marqués autour de trois à quatre pour cent, contre environ un pour cent en population générale : une surreprésentation nette, très loin d’une majorité. Le terme psychopathie n’est d’ailleurs plus un diagnostic officiel, ce que Cassandre relève elle-même.
- Gravité : mineure · voir épisode 37 · concerne Cassandre
Gênes ou Genève
Sur la route côtière entre Rome et Menton, le narrateur nomme la ville qu’il traverse Genève, tout en disant qu’elle se dit Genova en italien. Genova, c’est Gênes, port ligure sur leur trajet ; Genève est en Suisse, à quatre cents kilomètres de là et pas du tout sur la côte. Alexis relève lui-même l’hésitation, sans trancher, ce qui compte doublement ici : la phrase que Cassandre lui a fait répéter la veille annonçait un barrage « au nord de Genève ».
- Épisode 38, à 10:56 : on a traversé Genève qui est une jolie ville
- En réalité : Genova est le nom italien de Gênes, capitale de la Ligurie, sur la route côtière de Rome à Menton. Genève, en Suisse, se dit Ginevra en italien et se trouve à quatre cents kilomètres au nord, sans accès à la mer.
- Gravité : majeure · voir épisode 38 · concerne Le barrage de police au nord de Gênes
Mussolini pendu avec sa femme
Iskander raconte que les gens sont venus chercher Mussolini pour le pendre par les pieds « avec sa femme ». La femme pendue à ses côtés à Milan était Clara Petacci, sa maîtresse. Son épouse, Rachele Mussolini, ne se trouvait pas là et lui a survécu de trente-trois ans.
- Épisode 38, à 18:40 : les gens sont venus le chercher pour le pendre par les pieds avec sa femme
- En réalité : Mussolini est exécuté le 28 avril 1945 avec Clara Petacci, sa maîtresse, et leurs corps sont pendus par les pieds place Loreto à Milan le lendemain. Son épouse Rachele Guidi, réfugiée ailleurs, est morte en 1979.
- Gravité : mineure · voir épisode 38 · concerne Le grand-père d’Iskander
Quatre-vingt-dix pour cent du trésor à l’État
Au moment de discuter du partage, on avance qu’un trésor découvert en France doit être remis à l’État à quatre-vingt-dix pour cent. Le code civil dit tout autre chose : le trésor appartient à celui qui le trouve s’il le trouve chez lui, et se partage par moitié entre l’inventeur et le propriétaire du terrain sinon. L’État n’a de droit que sur les biens archéologiques, mais alors sur la totalité.
- Épisode 38, à 24:23 : vous savez qu’il faut donner quatre-vingt-dix pour cent à l’État français
- En réalité : Article 716 du code civil : le trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds, et se partage par moitié entre l’inventeur et le propriétaire du terrain dans le cas contraire. Depuis la loi du 7 juillet 2016, les biens archéologiques mobiliers mis au jour appartiennent en revanche à l’État, en totalité et non à quatre-vingt-dix pour cent.
- Gravité : mineure · voir épisode 38 · concerne Sophia
La cade de Nice
Devant la brasserie niçoise, le narrateur appelle cade la galette de pois chiche fine et craquante qu’il mange. À Nice, ce plat s’appelle socca ; cade est le nom que lui donne Toulon, pour la même pâte de farine de pois chiche cuite au four à bois.
- Épisode 38, à 27:26 : j’ai un peu mangé la cade de Nice qui est très fine, craquante
- En réalité : La galette de farine de pois chiche s’appelle socca à Nice et cade à Toulon et dans le Var. C’est le même plat sous deux noms régionaux, et le nom niçois est socca.
- Gravité : mineure · voir épisode 38 · concerne Nice
Des jacarandas venus d’Afrique du Sud
Les grandes fleurs violettes du jardin sont identifiées comme des jacarandas venus probablement d’Afrique du Sud. L’arbre est sud-américain : il vient d’Argentine et de Bolivie. L’Afrique du Sud en a planté des avenues entières, ce qui explique l’association, mais l’origine est de l’autre côté de l’Atlantique.
- Épisode 39, à 03:05 : des grandes fleurs violettes, des jacarandas qui venaient probablement d’Afrique du Sud
- En réalité : Jacaranda mimosifolia est originaire du sud-ouest de l’Amérique du Sud, principalement d’Argentine et de Bolivie. Il a été massivement planté à Pretoria, surnommée Jacaranda City, ce qui l’associe à l’Afrique du Sud sans l’en faire venir.
- Gravité : mineure · voir épisode 39 · concerne Le jardin de la villa de Nice
Une pièce d’or à l’effigie de Mussolini
Les pièces du trésor sont décrites avec le faisceau et la hache d’un côté, et Mussolini casqué de l’autre. Les monnaies italiennes de la période fasciste portent bien le faisceau licteur, mais l’effigie est celle du roi Victor-Emmanuel III : Mussolini n’a jamais figuré sur une monnaie italienne en circulation. Son portrait n’apparaît que sur des médailles et des jetons commémoratifs, qui ne sont pas des pièces.
- Épisode 39, à 08:49 : quand on retournait la pièce, on avait Mussolini avec un casque
- En réalité : Les cent lires or frappées sous le régime fasciste portent l’effigie de Victor-Emmanuel III, roi d’Italie, et le faisceau licteur au revers. Mussolini, chef du gouvernement et non chef de l’État, n’a jamais été représenté sur la monnaie italienne.
- Gravité : mineure · voir épisode 39 · concerne Le trésor de la villa de Nice
Les quatre tours de la Bibliothèque nationale
Alexis énumère les tours du site François-Mitterrand : les maths, l’histoire, la littérature, et une quatrième qu’il croit administrative. Les quatre tours portent des noms fixés dès la construction, et aucune n’est administrative : ce sont les tours des Temps, des Lois, des Nombres et des Lettres.
- Épisode 40, à 29:37 : tour des maths, tour de l’histoire, tour de la littérature et une tour administrative
- En réalité : Le site François-Mitterrand compte quatre tours en forme de livres ouverts : la tour des Temps, la tour des Lois, la tour des Nombres et la tour des Lettres. Les correspondances d’Alexis tiennent pour trois d’entre elles ; la quatrième est celle des Lois, et non une tour administrative.
- Gravité : mineure · voir épisode 40 · concerne La Bibliothèque nationale de France
Le linéaire A, le linéaire B et le disque de Phaistos
Sophia présente le linéaire B comme une langue partiellement déchiffrée, puis situe le linéaire A sur le disque de Phaistos. Les deux points sont faux, et dans le même souffle : le linéaire B est entièrement déchiffré depuis 1952, et le disque de Phaistos porte une écriture qui n’est ni l’un ni l’autre. Le personnage est archéologue, ce qui rend la double erreur d’autant plus visible.
- Épisode 42, à 21:25 : le linéaire B est partiellement déchiffré, et le linéaire A est sur le disque de Phaistos
- En réalité : Le linéaire B a été déchiffré en 1952 par Michael Ventris : il note du grec mycénien, et se lit intégralement. Le linéaire A, plus ancien et attesté en Crète sur des tablettes et des objets rituels, n’est toujours pas déchiffré. Le disque de Phaistos, lui, porte une troisième écriture, pictographique et imprimée au poinçon, distincte des deux linéaires et elle aussi indéchiffrée.
- Gravité : mineure · voir épisode 42 · concerne Sophia, Les stèles de La Cité des Secrets
Un MMO par satellite en 1985
Damien explique qu’Habitat, faute d’internet en 1985, fonctionnait par satellite. Le jeu passait en réalité par le réseau QuantumLink, c’est-à-dire par des modems et par la ligne téléphonique, comme tous les services en ligne grand public de l’époque. Le reste de sa description est exact : Habitat est bien le premier MMO graphique, développé par Lucasfilm Games.
- Épisode 43, à 20:12 : il y avait pas internet en 85, ça utilisait des satellites à l’époque
- En réalité : Habitat, développé par Lucasfilm Games et lancé en bêta en 1986 sur Commodore 64, fonctionnait via le service QuantumLink, ancêtre d’America Online, accessible par modem sur ligne téléphonique commutée. Aucune liaison satellite n’y intervenait.
- Gravité : mineure · voir épisode 43 · concerne Le grand tour Big Five
Le chanteur de Slaughter to Prevail à la guitare
Alexis décrit Alex le Terrible montant sur scène et jouant de la guitare. Le Russe qui mène Slaughter to Prevail en est le chanteur, connu pour ses cris gutturaux et pour descendre dans la fosse : il ne tient pas la guitare. Le reste de la description, jusqu’au torse nu et au couloir ouvert dans la foule, correspond exactement à ses concerts.
- Épisode 45, à 11:23 : il est monté, il a joué de la guitare, c’était vraiment très fort
- En réalité : Alex Terrible, de son nom Alexander Shikolai, est le chanteur du groupe russe Slaughter to Prevail, pas son guitariste. Sa marque de fabrique est le chant guttural et la descente dans le public pour ouvrir un wall of death.
- Gravité : mineure · voir épisode 45 · concerne Le palais de l’éclipse
Jésus n’était pas juif
Pour répondre à Johnny qui le charrie sur son titre de roi des gays, Alexis lance que Jésus était roi des juifs sans être juif. La formule est une blague, mais sa prémisse est fausse : Jésus était juif, né dans une famille juive et pratiquant le judaïsme de son temps. C’est l’inscription INRI, posée par les Romains, qui lui donnait ce titre par dérision.
- Épisode 45, à 26:32 : Jésus-Christ c’était le roi des juifs, il était même pas juif
- En réalité : Jésus de Nazareth était juif : circoncis au huitième jour, fréquentant la synagogue et le Temple, et désigné comme rabbi par ses contemporains. Le titre de roi des Juifs figure sur l’écriteau de la croix, apposé par l’autorité romaine.
- Gravité : mineure · voir épisode 45
L’hôpital du Canal Saint-Martin
Le club de la vengeance anonyme se réunit dans un hôpital de la rive droite, près du canal Saint-Martin, dont le narrateur ne retrouve pas le nom et qu’il suppose être Bichat. L’hôpital qui borde le canal est Saint-Louis, dans le dixième arrondissement ; Bichat se trouve porte de Saint-Ouen, à trois kilomètres de là, dans le dix-huitième. Le doute est dit à voix haute, ce qui rend l’erreur mesurée, mais elle reste une erreur.
- Épisode 49, à 08:15 : un hôpital rive droite pas loin du canal Saint-Martin, j’ai plus le nom, Bichat peut-être
- En réalité : L’hôpital Saint-Louis, fondé en 1607, occupe le dixième arrondissement le long du canal Saint-Martin. L’hôpital Bichat-Claude-Bernard se trouve dans le dix-huitième, porte de Saint-Ouen, sur le boulevard périphérique.
- Gravité : mineure · voir épisode 49 · concerne Le club de la vengeance anonyme
Quand le pape parle, c’est Dieu qui parle
Pour mesurer le choc des propos du pape sur les homosexuels, le récit avance que depuis Vatican II, quand le pape parle, c’est Dieu qui parle. L’infaillibilité pontificale a été définie au concile Vatican I, en 1870, et ne vaut que pour les déclarations solennelles en matière de foi et de mœurs. Vatican II a plutôt insisté sur la collégialité des évêques.
- Épisode 49, à 16:05 : depuis Vatican II, quand le pape parle, c’est Dieu qui parle
- En réalité : Le dogme de l’infaillibilité pontificale a été proclamé par le concile Vatican I en 1870, et ne s’applique qu’aux définitions données ex cathedra sur la foi et les mœurs. Le concile Vatican II, de 1962 à 1965, a au contraire souligné la collégialité épiscopale. Une déclaration d’un pape dans un entretien n’engage aucune infaillibilité.
- Gravité : mineure · voir épisode 49 · concerne Sylvain
Hermann Hesse, 1922 et les théories freudiennes
L’Alexis écrivain, présenté comme un érudit qui a hanté les bibliothèques, décrit Le Loup des steppes comme un livre de 1922 écrit par un prix Nobel dont il aurait inspiré les théories freudiennes. Trois choses ne tiennent pas dans la même phrase : la date, la chronologie du prix, et le sens de l’influence. La description du théâtre magique, elle, est exacte.
- Épisode 50, à 19:43 : Le Loup des steppes de Hermann, 1922, le prix Nobel, il a inspiré des théories freudiennes
- En réalité : Hermann Hesse publie Le Loup des steppes en 1927, et reçoit le prix Nobel de littérature en 1946, soit dix-neuf ans après le livre. Loin d’avoir inspiré la psychanalyse, il en était le lecteur et le patient : suivi par Josef Lang, disciple de Jung, il puise chez Jung, non chez Freud, la structure du roman.
- Gravité : mineure · voir épisode 50 · concerne Le Loup des steppes, Les Alexis parallèles