Alexis est le narrateur. Il partage des traits avec FibreTigre, mais ce n’est pas lui. Il arrive pourtant que l’auteur s’emmêle et parle en son nom propre au milieu du récit. Ces moments sont recensés ici, et n’alimentent jamais la fiche d’Alexis.

52 entrées.

Ce qui se passeÉpisode
L’assureur qu’on ne peut pas nommer1 · 10:52
Trop de Russes dans mon histoire3 · 00:00
Le narrateur annonce les épisodes à venir3 · 17:34
Le narrateur se corrige sur un numéro d’épisode4 · 16:35
Un avertissement de contenu adressé à l’auditeur5 · 00:01
Le narrateur sait où mènent les détails qu’il oublie8 · 28:24
L’épisode 9 s’annonce comme le 89 · 00:00
Le narrateur découpe son récit en épisodes11 · 03:08
Le narrateur sait quelles scènes auront des répercussions11 · 03:41
Le narrateur corrige le vocabulaire qu’il prête à Vladimir13 · 08:24
L’hôtel qu’on ne peut pas nommer14 · 11:54
Le narrateur censure ses propres exemples14 · 19:40
Le narrateur règle l’ordre de ses révélations15 · 11:26
Le narrateur justifie un vocabulaire qui n’est pas le sien16 · 03:40
Le narrateur raconte sa vie au micro17 · 05:13
Le narrateur s’adresse à ses auditeurs futurs17 · 22:50
La digression sur le socialiste de province18 · 06:18
Le narrateur vante sa propre diction19 · 03:36
Le narrateur annonce qu’un nom servira plus tard20 · 20:51
Le narrateur suppose son auditoire devant le même journal télévisé21 · 27:08
Le narrateur renvoie au premier épisode22 · 18:52
Le narrateur annonce ses thèmes à venir23 · 00:00
Le narrateur compare ce moment à d’autres de son récit24 · 27:46
Le narrateur renvoie au dernier épisode25 · 00:00
Le narrateur coupe une scène pour son auditoire26 · 11:55
Le narrateur corrige un épisode précédent28 · 00:31
Le narrateur annonce le minutage de son épisode29 · 00:00
Le narrateur s’adresse à un auditeur qui aurait été dans le bar30 · 10:26
L’auteur décrit sa méthode de travail par la bouche du présentateur31 · 15:37
Le narrateur annonce dans combien de minutes il parlera du chauffeur32 · 23:59
Le narrateur programme ses révélations dans la bouche de Dorian33 · 11:54
Le narrateur prévient son public avant une scène gore34 · 10:01
Le narrateur donne à l’avance un nom qu’il ne connaît pas encore35 · 09:57
Le narrateur rassure son public sur le sort d’un enfant35 · 23:56
Le narrateur annonce ce qu’il expliquera dans quelques minutes36 · 04:40
Le narrateur répond à l’objection de son public sur le loup-garou37 · 12:41
Le narrateur annonce les pays qu’il visitera plus tard38 · 00:32
Le narrateur remet à plus tard un sujet qu’il annonce39 · 02:34
Le narrateur parle de la vie de ses auditeurs39 · 07:14
Le narrateur garantit qu’une scène est vraie40 · 01:35
Le narrateur renvoie son public à un numéro d’épisode40 · 19:45
Le narrateur s’excuse d’avoir mal rangé son récit41 · 16:39
Le narrateur s’inquiète de ce qu’il est en train de dire à son public42 · 18:50
Le narrateur annonce un monde qu’il découvrira bientôt43 · 07:50
Le narrateur annonce que la soirée sera mémorable44 · 26:01
Le narrateur s’excuse auprès des policiers qui l’écoutent45 · 17:09
Le narrateur promet une digression sur la tarte tatin46 · 16:42
Fenrir parle de l’auditeur et du milieu de l’histoire47 · 11:28
Le narrateur annonce encore ce dont il parlera dans deux minutes48 · 28:02
Le narrateur rassure les auditeurs qui placeraient leurs parents49 · 04:38
Le narrateur demande son avis à son public49 · 22:21
Le narrateur devance la question de son public51 · 34:08

Le détail

Chaque entrée avec ses deux côtés et ses timecodes, pour aller vérifier à l’audio.

L’assureur qu’on ne peut pas nommer

Le narrateur refuse de nommer la compagnie d’assurance pour ne pas s’exposer à un procès. C’est la précaution d’un auteur qui diffuse un récit, pas d’un personnage qui raconte sa vie.

  • Épisode 1, à 10:52 : il dit ne pas vouloir citer l’assureur pour éviter un procès
  • Gravité : mineure · voir épisode 1

Trop de Russes dans mon histoire

Le narrateur parle de son vécu comme d’une construction narrative dont il maîtrise le casting, en s’étonnant du nombre de Russes qui y figurent.

  • Épisode 3, à 00:00 : j’ai beaucoup trop de russes dans mon histoire
  • Gravité : mineure · voir épisode 3

Le narrateur annonce les épisodes à venir

Le narrateur annonce ce dont il parlera dans les épisodes à venir, donc connaît la suite du récit. Confirme au passage que l’intrigue est écrite à l’avance, comme annoncé dans la note d’intention.

  • Épisode 3, à 17:34 : je parlais beaucoup dans les épisodes qui viennent d’amour et d’amitié
  • Gravité : mineure · voir épisode 3

Le narrateur se corrige sur un numéro d’épisode

Le narrateur renvoie son auditeur à un numéro d’épisode et se corrige en direct sur lequel. Alexis raconte sa vie ; découper cette vie en épisodes numérotés est le geste de l’auteur, pas du personnage.

  • Épisode 4, à 16:35 : voir épisode 1, l’affaire Aurore, enfin l’épisode 2
  • Gravité : mineure · voir épisode 4

Un avertissement de contenu adressé à l’auditeur

Le narrateur ouvre par un avertissement de contenu et invite l’auditeur à sauter au prochain épisode, en précisant qu’il pourra raccrocher les wagons ensuite. C’est un producteur qui gère la diffusion de son œuvre, pas un homme qui raconte sa nuit.

  • Épisode 5, à 00:01 : n’hésitez pas à passer au prochain épisode, vous pourrez raccrocher les wagons facilement
  • Gravité : mineure · voir épisode 5

Le narrateur sait où mènent les détails qu’il oublie

Le narrateur s’excuse d’oublier des détails en restituant le récit de V et assure que cela prendra son sens plus tard. Il sait donc à l’avance ce que ces détails deviendront.

  • Épisode 8, à 28:24 : quand je vous le restitue, j’oublie tous les détails, mais ça va prendre son sens à un moment
  • Gravité : mineure · voir épisode 8

L’épisode 9 s’annonce comme le 8

L’épisode publié sous le titre Luna Invicta 9 s’ouvre sur l’annonce Luna Invicta 8, numéro déjà utilisé la veille. L’auteur perd le compte de ses propres épisodes.

Le narrateur découpe son récit en épisodes

Le narrateur situe la suite des événements par rapport à la fin de l’épisode. Alexis raconte sa vie : la découper en épisodes est le geste de l’auteur qui la diffuse, pas du personnage qui la vit.

  • Épisode 11, à 03:08 : d’ici jusqu’à la fin de l’épisode
  • Gravité : mineure · voir épisode 11

Le narrateur sait quelles scènes auront des répercussions

Le narrateur annonce que ce qui suit aura des répercussions par la suite. Il connaît donc la suite du récit, ce qui confirme au passage que l’intrigue est écrite à l’avance, comme annoncé dans la note d’intention.

  • Épisode 11, à 03:41 : il va se passer des choses qui vont avoir des petites répercussions par la suite
  • Gravité : mineure · voir épisode 11

Le narrateur corrige le vocabulaire qu’il prête à Vladimir

Le narrateur emploie un mot pour Vladimir puis précise que celui-ci ne l’aurait pas employé. Il reconnaît ainsi composer les répliques qu’il rapporte, geste d’auteur et non de témoin.

  • Épisode 13, à 08:24 : il dit pas le mot émolument parce qu’il parle pas aussi bien français que ça
  • Gravité : mineure · voir épisode 13 · concerne Vladimir

L’hôtel qu’on ne peut pas nommer

Le narrateur refuse de nommer le palace où se déroule l’arnaque, tout en indiquant que les Parisiens le reconnaîtront. C’est la précaution d’un auteur qui diffuse un récit devant un public, non d’un personnage qui raconte sa vie à un ami. Le même réflexe visait la compagnie d’assurance à l’épisode 1.

Le narrateur censure ses propres exemples

Le narrateur s’interrompt pour ne pas transmettre de mauvaises pratiques à son auditoire. Il s’adresse à un public susceptible de l’imiter, ce qui est la position d’un diffuseur et non celle d’Alexis.

  • Épisode 14, à 19:40 : je vais pas rentrer dans le détail, j’ai pas envie de vous donner de mauvaise pratique
  • Gravité : mineure · voir épisode 14 · concerne David

Le narrateur règle l’ordre de ses révélations

Le narrateur s’interrompt pour annoncer qu’il dira plus tard ce qu’il a appris plus tard, en hésitant à voix haute sur le moment de le dire. C’est un auteur qui ordonne son récit pour ménager un effet, non un homme qui raconte ce qui lui est arrivé.

  • Épisode 15, à 11:26 : il faut que je vous raconte plusieurs choses que j’apprends par la suite, je vous le dirai tout à l’heure
  • Gravité : mineure · voir épisode 15

Le narrateur justifie un vocabulaire qui n’est pas le sien

Le narrateur emploie des termes d’histoire de l’art (mandorle, chambranle, roman tardif), s’en excuse deux fois auprès de son auditoire, puis les rattache aux chantiers pour se les rendre plausibles. Le chambranle vient bien du bâtiment ; la mandorle, non. C’est la culture de l’auteur qui affleure, et qu’Alexis endosse après coup.

  • Épisode 16, à 03:40 : excusez-moi des termes d’histoire de l’art mais voilà, j’ai une éducation
  • Gravité : mineure · voir épisode 16

Le narrateur raconte sa vie au micro

Le narrateur se range parmi les gens qui racontent leur vie au micro, en pleine réflexion sur la société du voyeurisme. Alexis n’a pas de micro : c’est l’auteur qui enregistre, et qui se compte ici dans le phénomène qu’il décrit.

  • Épisode 17, à 05:13 : les gens qui se filment et les gens qui racontent comme moi leur vie au micro
  • Gravité : mineure · voir épisode 17

Le narrateur s’adresse à ses auditeurs futurs

Le narrateur envisage le prix d’un menu au moment où son récit sera écouté, des années après les faits. Il s’adresse à l’auditoire d’un enregistrement diffusé, pas à quelqu’un qui l’écoute raconter.

La digression sur le socialiste de province

Le narrateur s’interrompt pour plaisanter sur l’allure du socialiste de province et ses lunettes à monture rouge, connivence adressée à un public supposé partager cette sociologie politique. Le trait relève de l’humour de l’auteur devant son audience, non de l’électricien intérimaire qui vient de frapper à la porte d’un local néonazi.

  • Épisode 18, à 06:18 : un socialiste de province, vous savez, c’est souvent un gars avec des lunettes à monture rouge
  • Gravité : mineure · voir épisode 18

Le narrateur vante sa propre diction

Au moment de mentir à son chef de chantier, le narrateur se félicite de la belle diction que donne la lecture de beaucoup de livres. L’aisance de parole vantée est celle du conteur qui enregistre, non celle de l’électricien intérimaire au visage tuméfié.

  • Épisode 19, à 03:36 : j’avais cette belle diction d’une personne qui a lu beaucoup de livres
  • Gravité : mineure · voir épisode 19

Le narrateur annonce qu’un nom servira plus tard

Le narrateur signale au passage que le prénom de la secrétaire sera important par la suite. Il connaît donc la suite de son récit et la balise pour son auditoire, geste d’auteur qui organise une série et non d’homme qui raconte ce qui lui est arrivé.

  • Épisode 20, à 20:51 : mon interlocutrice qui s’appelle Sylvie, et ce nom va être important par la suite
  • Gravité : mineure · voir épisode 20 · concerne Sylvie

Le narrateur suppose son auditoire devant le même journal télévisé

Le narrateur imagine ses auditeurs en train d’écouter les informations au moment même où son personnage les regarde, et rattache le récit à une actualité réelle. Il s’adresse à un public contemporain de la diffusion, pas à quelqu’un qui écoute le récit d’une aventure passée.

  • Épisode 21, à 27:08 : aux informations, vous étiez peut-être en train de les écouter à ce moment-là
  • Gravité : mineure · voir épisode 21

Le narrateur renvoie au premier épisode

Pour présenter Gérald, le narrateur renvoie son auditoire au tout premier épisode de son récit, et suppose qu’on pourrait ne pas s’en souvenir. Une vie ne se découpe pas en épisodes numérotés : c’est l’auteur d’une série qui parle, comme au quatrième épisode déjà.

  • Épisode 22, à 18:52 : peut-être vous ne vous en souvenez pas, j’en ai parlé au tout premier épisode
  • Gravité : mineure · voir épisode 22 · concerne Gérald

Le narrateur annonce ses thèmes à venir

Dès la première phrase, le narrateur annonce qu’il parlera souvent des rêves dans le cadre de cette aventure. Annoncer les motifs récurrents de son récit est le geste d’un auteur qui compose, non d’un homme qui rapporte ce qu’il a vécu.

  • Épisode 23, à 00:00 : je parlerai souvent des rêves d’ailleurs dans le cadre de cette aventure
  • Gravité : mineure · voir épisode 23

Le narrateur compare ce moment à d’autres de son récit

Le narrateur situe ce bonheur par rapport aux autres moments de son récit où il a déjà dit être très heureux. Il traite sa vie comme un corpus dont il tient le compte, geste d’un auteur qui relit sa série et non d’un homme qui se souvient.

  • Épisode 24, à 27:46 : il y a d’autres moments dans le récit où j’ai dit que j’étais très heureux
  • Gravité : mineure · voir épisode 24

Le narrateur renvoie au dernier épisode

Le narrateur renvoie son auditoire à ce qu’il a expliqué au dernier épisode, tout en disant ne pas oser le redire alors qu’il est dans l’action. Il tient à la fois le fil de son émotion présente et le compte de ses livraisons passées, ce qui n’est pas la position d’un homme qui raconte sa vie.

  • Épisode 25, à 00:00 : expliqué au dernier épisode, mais j’ose même pas le dire là alors que je suis dans l’action
  • Gravité : mineure · voir épisode 25

Le narrateur coupe une scène pour son auditoire

Le narrateur signale qu’il a passé les détails d’une conversation trop longue sur les gilets jaunes. Résumer une scène pour ménager la durée est un geste de montage, celui d’un auteur qui tient le minutage de son épisode.

  • Épisode 26, à 11:55 : je vous ai passé les détails, ils étaient vachement enflammés sur les gilets jaunes
  • Gravité : mineure · voir épisode 26

Le narrateur corrige un épisode précédent

Le narrateur ouvre l’épisode en revenant sur une erreur de géographie commise deux épisodes plus tôt, sans se rappeler lequel exactement. Corriger une livraison passée devant son auditoire est un geste d’auteur qui diffuse une série, pas d’un homme qui raconte sa vie. C’est aussi, pour la rubrique, le cas le plus rare : une erreur relevée par l’auteur lui-même avant qu’on la lui signale.

  • Épisode 28, à 00:31 : au dernier épisode ou à l’avant-dernier, j’ai dit que Marrakech se trouvait à l’est de Tanger, ce qui n’est pas du tout le cas
  • Gravité : mineure · voir épisode 28

Le narrateur annonce le minutage de son épisode

Dès la deuxième phrase, le narrateur annonce qu’il expliquera la raison de ce voyage dans quelques minutes. Compter en minutes ce qu’on va dire suppose une durée fixée d’avance : c’est un auteur qui tient le minutage d’un épisode, non un homme qui raconte ce qu’il a vécu.

  • Épisode 29, à 00:00 : je vais vous l’expliquer dans quelques minutes
  • Gravité : mineure · voir épisode 29

Le narrateur s’adresse à un auditeur qui aurait été dans le bar

Le narrateur interpelle celui de ses auditeurs qui aurait ramassé les deux cents euros restés sur la table du café du Caire. Il suppose son public assez nombreux et assez dispersé pour qu’un témoin de la scène puisse l’écouter : c’est l’auteur d’une émission qui parle, pas un homme qui raconte sa soirée.

  • Épisode 30, à 10:26 : si vous écoutez ça et que vous avez pris les deux cents euros qui traînaient sur la table
  • Gravité : mineure · voir épisode 30

L’auteur décrit sa méthode de travail par la bouche du présentateur

Le présentateur sort de la fiction pour décrire les conditions réelles de fabrication de l’œuvre : « c’est une fiction audio je vous le dis », une ligne de texte par épisode, trente minutes d’improvisation par l’auteur qui est aussi le narrateur, aucun montage, et un récit laissé vagabond quatre-vingts pour cent du temps. C’est FibreTigre qui parle de FibreTigre, pas un personnage qui parle à Alexis. La description est aussi en tension avec la note d’intention de l’épisode 0, où l’auteur dit « La fin est écrite » (02:08) puis « J’ai écrit tous les épisodes hein. Donc j’ai plus qu’à les raconter » (04:46) : l’épisode 31 précise ce que veut dire écrit : une ligne par épisode, et l’improvisation pour tout le reste.

  • Épisode 31, à 15:37 : à chaque épisode il y a en gros une ligne de texte et l’auteur improvise trente minutes
  • Gravité : majeure · voir épisode 31 · concerne Le présentateur

Le narrateur annonce dans combien de minutes il parlera du chauffeur

Alexis présente Mohamed puis renvoie son propre récit à plus tard, en minutes : « j’en parle dans 2 minutes ». Un homme qui raconte sa soirée ne connaît pas le minutage de son histoire ; celui qui l’écrit, si. Même motif qu’à l’épisode 29.

  • Épisode 32, à 23:59 : Mohamed qui est notre conducteur, mec très sympa, j’en parle dans 2 minutes
  • Gravité : mineure · voir épisode 32 · concerne Mohamed

Le narrateur programme ses révélations dans la bouche de Dorian

En plein récit de Dorian, la voix bascule : « bon j’expliquerai la question de Germaine bientôt », puis, quelques minutes plus tard, « je vous en… je t’en parlerai bientôt Alexis » : le vouvoiement adressé au public rattrapé en tutoiement adressé à Alexis. Ce n’est pas Dorian qui organise ses annonces, c’est l’auteur qui range l’ordre de ses épisodes.

  • Épisode 33, à 11:54 : bon j’expliquerai la question de Germaine bientôt
  • Gravité : mineure · voir épisode 33 · concerne Germaine

Le narrateur prévient son public avant une scène gore

Au moment où Dorian fait repousser le bras, la narration s’interrompt pour avertir : « un petit peu gore, je vous avoue ». Le vouvoiement s’adresse aux auditeurs, pas à l’interlocuteur du récit. Même geste qu’à l’épisode 5.

  • Épisode 34, à 10:01 : de toute façon un petit peu gore, je vous avoue
  • Gravité : mineure · voir épisode 34

Le narrateur donne à l’avance un nom qu’il ne connaît pas encore

Face au chef de milice, la narration s’interrompt pour régler une question de récit : le nom, dit Alexis, il ne le découvrira que plus tard, mais il le livre tout de suite pour pouvoir identifier le personnage dans la suite. C’est un auteur qui organise ses désignations, pas un homme qui raconte une scène. Même geste qu’à l’épisode 20.

  • Épisode 35, à 09:57 : un nom que je vais découvrir plus tard, mais je vous le dis d’ores et déjà
  • Gravité : mineure · voir épisode 35 · concerne Le maître des pigeons

Le narrateur rassure son public sur le sort d’un enfant

Un cri retentit à la surface pendant la plongée, et la narration coupe aussitôt : « pas le cri de Malek, rassurez-vous ». Le narrateur ménage l’inquiétude de ses auditeurs pour un personnage dont il connaît déjà le sort, en pleine scène qu’il est censé vivre.

  • Épisode 35, à 23:56 : on entend distinctement un cri à l’extérieur, pas le cri de Malek, rassurez-vous
  • Gravité : mineure · voir épisode 35 · concerne Malek

Le narrateur annonce ce qu’il expliquera dans quelques minutes

En décrivant l’équipage, la narration s’interrompt pour prévenir que tous regardaient vers le nord « pour une raison que je vous dirai dans quelques minutes ». C’est le minutage d’un épisode, pas la mémoire d’une scène. Même motif qu’aux épisodes 29 et 32.

  • Épisode 36, à 04:40 : ils avaient tous le regard tourné vers le nord pour une raison que je vous dirai dans quelques minutes
  • Gravité : mineure · voir épisode 36

Le narrateur répond à l’objection de son public sur le loup-garou

Au moment où la bête apparaît, la narration s’arrête pour devancer la réaction des auditeurs : « je sais, vous dites out of nowhere un loup-garou, mais il y a une explication qui va pas arriver tout de suite ». C’est un auteur qui gère le rythme de ses révélations et rassure son public, pas un homme qui décrit ce qu’il a sous les yeux.

  • Épisode 37, à 12:41 : je sais, vous dites out of nowhere un loup-garou, mais il y a une explication
  • Gravité : mineure · voir épisode 37 · concerne Loup Garou

Le narrateur annonce les pays qu’il visitera plus tard

Devant la côte italienne, la narration se projette au-delà de l’épisode : « comme vous le verrez dans cette aventure, j’ai visité de nombreux pays ». Le vouvoiement s’adresse aux auditeurs, et l’aventure est désignée comme une œuvre à suivre, pas comme une vie qu’on traverse.

  • Épisode 38, à 00:32 : comme vous le verrez dans cette aventure, j’ai visité de nombreux pays
  • Gravité : mineure · voir épisode 38

Le narrateur remet à plus tard un sujet qu’il annonce

Devant le jardin, la narration ouvre une parenthèse sur des lieux d’où l’on bascule dans le pays des rêves, puis se referme aussitôt : « j’en parlerai en temps ailleurs ». C’est un auteur qui range ses thèmes dans l’ordre où il compte les servir. Même geste quelques minutes plus tard sur un objet trouvé dans la cassette : « j’en parle dans deux minutes ».

Le narrateur parle de la vie de ses auditeurs

Au moment de décrire ce qu’on ressent en trouvant un coffre, la narration se tourne vers le public et lui parle de sa propre existence : cela n’arrivera qu’une fois dans votre vie au maximum. Ce n’est plus un homme qui raconte ce qui lui est arrivé, c’est un conteur qui s’adresse à une salle.

  • Épisode 39, à 07:14 : ça va arriver une seule fois dans votre vie max
  • Gravité : mineure · voir épisode 39

Le narrateur garantit qu’une scène est vraie

En décrivant le wagon-bar changé en scène ouverte, la narration s’interrompt pour certifier le détail : « vraie histoire, il y avait un comedy club sur le Nice-Paris ». Un narrateur n’a pas à garantir sa propre vie ; c’est l’auteur qui atteste avoir vu la chose pour de bon.

Le narrateur renvoie son public à un numéro d’épisode

Devant la porte, Alexis compare la scène à celle où Vladimir tambourinait chez Aurore, et donne la référence : « souvenez-vous, à l’épisode 2, je crois ». Sa vie est découpée en épisodes numérotés, et il n’est même pas sûr du numéro.

  • Épisode 40, à 19:45 : souvenez-vous, à l’épisode 2, je crois
  • Gravité : mineure · voir épisode 40 · concerne Vladimir

Le narrateur s’excuse d’avoir mal rangé son récit

En plein récit de sa rencontre avec Léa, la narration s’interrompt : « excusez-moi, j’ai oublié de vous dire quelque chose », et revient en arrière. Un peu plus loin, même geste sur le jeu vidéo, annoncé deux fois comme un chapitre à venir : « dont je vais vous parler un petit peu après », puis « que je vais vous décrire amplement ». C’est un auteur qui gère l’ordre de ses séquences devant un public.

  • Épisode 41, à 16:39 : excusez-moi, j’ai oublié de vous dire quelque chose
  • Gravité : mineure · voir épisode 41

Le narrateur s’inquiète de ce qu’il est en train de dire à son public

En décrivant l’effet des médicaments, la narration s’interrompt deux fois pour se reprendre : « je devrais vraiment pas dire ça », « je devrais vraiment pas le dire ». Un homme qui raconte sa vie n’a pas à se surveiller ainsi ; c’est un auteur qui mesure ce qu’il diffuse à des auditeurs.

  • Épisode 42, à 18:50 : je devrais vraiment pas dire ça mais en vrai ça marche très bien
  • Gravité : mineure · voir épisode 42

Le narrateur annonce un monde qu’il découvrira bientôt

À propos d’un auteur de mangas exposé au Louvre, la narration glisse une promesse : « un monde encore à découvrir pour moi bientôt ». Alexis raconte des faits passés ; seul l’auteur sait ce qui vient ensuite, et l’annonce à son public.

  • Épisode 43, à 07:50 : un monde encore à découvrir pour moi bientôt
  • Gravité : mineure · voir épisode 43

Le narrateur annonce que la soirée sera mémorable

Juste avant d’entrer dans la boîte, la narration se tourne vers le public pour promettre la suite : « la soirée qui allait s’annoncer allait être absolument mémorable, j’annonce ». Le verbe est celui d’un conteur qui tient une salle, pas d’un homme qui se souvient.

  • Épisode 44, à 26:01 : la soirée qui allait s’annoncer allait être absolument mémorable, j’annonce
  • Gravité : mineure · voir épisode 44 · concerne Le palais de l’éclipse

Le narrateur s’excuse auprès des policiers qui l’écoutent

Au moment où la foule savoure de voir des vigiles se faire frapper, la narration s’interrompt pour une précaution : « je suis désolé pour mes amis policiers et vigiles qui sont en train d’écouter ça ». Alexis n’a pas d’auditeurs ; l’auteur, si, et il connaît leurs métiers.

  • Épisode 45, à 17:09 : je suis désolé pour mes amis policiers et vigiles qui sont en train d’écouter ça
  • Gravité : mineure · voir épisode 45

Le narrateur promet une digression sur la tarte tatin

Au milieu du dessert, la narration s’échappe et prend rendez-vous avec son public : « je suis un peu maniaque de la tarte tatin, il faudra que je vous en parle un jour, quitte à vraiment rendre fous les gens ». C’est un chroniqueur qui range ses sujets pour plus tard, et qui sait déjà que sa digression sera longue.

  • Épisode 46, à 16:42 : je suis un peu maniaque de la tarte tatin, il faudra que je vous en parle un jour
  • Gravité : mineure · voir épisode 46

Fenrir parle de l’auditeur et du milieu de l’histoire

Devant Alexis, Fenrir écarte une solution parce qu’elle « dévoilerait des choses pour l’auditeur », puis explique qu’on n’est même pas à la moitié de son histoire. Un personnage ne connaît ni l’auditeur ni le milieu du récit : c’est l’auteur qui parle de sa propre série et de son avancement, comme le présentateur de l’épisode 31. La différence est qu’ici Alexis relève l’anomalie et demande de quel auditeur il s’agit.

Le narrateur annonce encore ce dont il parlera dans deux minutes

Entré seul dans l’instance du cénotaphe, Alexis note qu’il est seul et ajoute : « j’en parle dans deux minutes ». Le tic revient d’épisode en épisode : c’est le minutage d’une émission, pas la mémoire d’une soirée.

Le narrateur rassure les auditeurs qui placeraient leurs parents

En décrivant les interdictions à l’entrée d’Alzheimer City, la narration glisse une précision de service : « je vous rassure sur les photos, si toutefois vous mettez vos parents à Alzheimer City, il y a un service de photographie interne ». Alexis parle à des gens qui pourraient devenir clients d’une institution qui n’existe que dans son histoire.

  • Épisode 49, à 04:38 : je vous rassure sur les photos, si toutefois vous mettez vos parents à Alzheimer City
  • Gravité : mineure · voir épisode 49 · concerne Alzheimer City

Le narrateur demande son avis à son public

Au milieu du récit de Sylvain, la narration s’arrête et se tourne franchement vers ceux qui écoutent : « je peux vous demander, chères personnes qui écoutent mon histoire, s’il y a une morale à cette histoire ». Ce n’est plus un narrateur qui raconte, c’est un auteur qui consulte son auditoire.

  • Épisode 49, à 22:21 : je peux vous demander, chères personnes qui écoutent mon histoire, s’il y a une morale
  • Gravité : mineure · voir épisode 49 · concerne Sylvain

Le narrateur devance la question de son public

En fin d’épisode, la narration anticipe le reproche : « dans tout ça, vous allez me dire, on n’a pas eu ce qu’il y avait sur la planche », et y répond. Le narrateur ne se souvient pas d’une journée, il gère les attentes d’un auditoire qui suit une histoire à épisodes.


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