Alexis est le narrateur. Il partage des traits avec FibreTigre, mais ce n’est pas lui. Il arrive pourtant que l’auteur s’emmêle et parle en son nom propre au milieu du récit. Ces moments sont recensés ici, et n’alimentent jamais la fiche d’Alexis.
52 entrées.
Le détail
Chaque entrée avec ses deux côtés et ses timecodes, pour aller vérifier à l’audio.
L’assureur qu’on ne peut pas nommer
Le narrateur refuse de nommer la compagnie d’assurance pour ne pas s’exposer à un procès. C’est la précaution d’un auteur qui diffuse un récit, pas d’un personnage qui raconte sa vie.
- Épisode 1, à 10:52 : il dit ne pas vouloir citer l’assureur pour éviter un procès
- Gravité : mineure · voir épisode 1
Trop de Russes dans mon histoire
Le narrateur parle de son vécu comme d’une construction narrative dont il maîtrise le casting, en s’étonnant du nombre de Russes qui y figurent.
- Épisode 3, à 00:00 : j’ai beaucoup trop de russes dans mon histoire
- Gravité : mineure · voir épisode 3
Le narrateur annonce les épisodes à venir
Le narrateur annonce ce dont il parlera dans les épisodes à venir, donc connaît la suite du récit. Confirme au passage que l’intrigue est écrite à l’avance, comme annoncé dans la note d’intention.
- Épisode 3, à 17:34 : je parlais beaucoup dans les épisodes qui viennent d’amour et d’amitié
- Gravité : mineure · voir épisode 3
Le narrateur se corrige sur un numéro d’épisode
Le narrateur renvoie son auditeur à un numéro d’épisode et se corrige en direct sur lequel. Alexis raconte sa vie ; découper cette vie en épisodes numérotés est le geste de l’auteur, pas du personnage.
- Épisode 4, à 16:35 : voir épisode 1, l’affaire Aurore, enfin l’épisode 2
- Gravité : mineure · voir épisode 4
Un avertissement de contenu adressé à l’auditeur
Le narrateur ouvre par un avertissement de contenu et invite l’auditeur à sauter au prochain épisode, en précisant qu’il pourra raccrocher les wagons ensuite. C’est un producteur qui gère la diffusion de son œuvre, pas un homme qui raconte sa nuit.
- Épisode 5, à 00:01 : n’hésitez pas à passer au prochain épisode, vous pourrez raccrocher les wagons facilement
- Gravité : mineure · voir épisode 5
Le narrateur sait où mènent les détails qu’il oublie
Le narrateur s’excuse d’oublier des détails en restituant le récit de V et assure que cela prendra son sens plus tard. Il sait donc à l’avance ce que ces détails deviendront.
- Épisode 8, à 28:24 : quand je vous le restitue, j’oublie tous les détails, mais ça va prendre son sens à un moment
- Gravité : mineure · voir épisode 8
L’épisode 9 s’annonce comme le 8
L’épisode publié sous le titre Luna Invicta 9 s’ouvre sur l’annonce Luna Invicta 8, numéro déjà utilisé la veille. L’auteur perd le compte de ses propres épisodes.
- Épisode 9, à 00:00 : Luna Invicta 8
- Gravité : mineure · voir épisode 9 · concerne Luna Invicta
Le narrateur découpe son récit en épisodes
Le narrateur situe la suite des événements par rapport à la fin de l’épisode. Alexis raconte sa vie : la découper en épisodes est le geste de l’auteur qui la diffuse, pas du personnage qui la vit.
- Épisode 11, à 03:08 : d’ici jusqu’à la fin de l’épisode
- Gravité : mineure · voir épisode 11
Le narrateur sait quelles scènes auront des répercussions
Le narrateur annonce que ce qui suit aura des répercussions par la suite. Il connaît donc la suite du récit, ce qui confirme au passage que l’intrigue est écrite à l’avance, comme annoncé dans la note d’intention.
- Épisode 11, à 03:41 : il va se passer des choses qui vont avoir des petites répercussions par la suite
- Gravité : mineure · voir épisode 11
Le narrateur corrige le vocabulaire qu’il prête à Vladimir
Le narrateur emploie un mot pour Vladimir puis précise que celui-ci ne l’aurait pas employé. Il reconnaît ainsi composer les répliques qu’il rapporte, geste d’auteur et non de témoin.
- Épisode 13, à 08:24 : il dit pas le mot émolument parce qu’il parle pas aussi bien français que ça
- Gravité : mineure · voir épisode 13 · concerne Vladimir
L’hôtel qu’on ne peut pas nommer
Le narrateur refuse de nommer le palace où se déroule l’arnaque, tout en indiquant que les Parisiens le reconnaîtront. C’est la précaution d’un auteur qui diffuse un récit devant un public, non d’un personnage qui raconte sa vie à un ami. Le même réflexe visait la compagnie d’assurance à l’épisode 1.
- Épisode 14, à 11:54 : un très grand hôtel dont je vais pas dire le nom, les Parisiens sauront lequel
- Gravité : mineure · voir épisode 14 · concerne Le grand hôtel du quartier Opéra
Le narrateur censure ses propres exemples
Le narrateur s’interrompt pour ne pas transmettre de mauvaises pratiques à son auditoire. Il s’adresse à un public susceptible de l’imiter, ce qui est la position d’un diffuseur et non celle d’Alexis.
- Épisode 14, à 19:40 : je vais pas rentrer dans le détail, j’ai pas envie de vous donner de mauvaise pratique
- Gravité : mineure · voir épisode 14 · concerne David
Le narrateur règle l’ordre de ses révélations
Le narrateur s’interrompt pour annoncer qu’il dira plus tard ce qu’il a appris plus tard, en hésitant à voix haute sur le moment de le dire. C’est un auteur qui ordonne son récit pour ménager un effet, non un homme qui raconte ce qui lui est arrivé.
- Épisode 15, à 11:26 : il faut que je vous raconte plusieurs choses que j’apprends par la suite, je vous le dirai tout à l’heure
- Gravité : mineure · voir épisode 15
Le narrateur justifie un vocabulaire qui n’est pas le sien
Le narrateur emploie des termes d’histoire de l’art (mandorle, chambranle, roman tardif), s’en excuse deux fois auprès de son auditoire, puis les rattache aux chantiers pour se les rendre plausibles. Le chambranle vient bien du bâtiment ; la mandorle, non. C’est la culture de l’auteur qui affleure, et qu’Alexis endosse après coup.
- Épisode 16, à 03:40 : excusez-moi des termes d’histoire de l’art mais voilà, j’ai une éducation
- Gravité : mineure · voir épisode 16
Le narrateur raconte sa vie au micro
Le narrateur se range parmi les gens qui racontent leur vie au micro, en pleine réflexion sur la société du voyeurisme. Alexis n’a pas de micro : c’est l’auteur qui enregistre, et qui se compte ici dans le phénomène qu’il décrit.
- Épisode 17, à 05:13 : les gens qui se filment et les gens qui racontent comme moi leur vie au micro
- Gravité : mineure · voir épisode 17
Le narrateur s’adresse à ses auditeurs futurs
Le narrateur envisage le prix d’un menu au moment où son récit sera écouté, des années après les faits. Il s’adresse à l’auditoire d’un enregistrement diffusé, pas à quelqu’un qui l’écoute raconter.
- Épisode 17, à 22:50 : peut-être au moment où vous écouterez ça, ça sera quatorze ou dix-huit euros
- Gravité : mineure · voir épisode 17 · concerne Le McDonald’s du Vieux Lyon
La digression sur le socialiste de province
Le narrateur s’interrompt pour plaisanter sur l’allure du socialiste de province et ses lunettes à monture rouge, connivence adressée à un public supposé partager cette sociologie politique. Le trait relève de l’humour de l’auteur devant son audience, non de l’électricien intérimaire qui vient de frapper à la porte d’un local néonazi.
- Épisode 18, à 06:18 : un socialiste de province, vous savez, c’est souvent un gars avec des lunettes à monture rouge
- Gravité : mineure · voir épisode 18
Le narrateur vante sa propre diction
Au moment de mentir à son chef de chantier, le narrateur se félicite de la belle diction que donne la lecture de beaucoup de livres. L’aisance de parole vantée est celle du conteur qui enregistre, non celle de l’électricien intérimaire au visage tuméfié.
- Épisode 19, à 03:36 : j’avais cette belle diction d’une personne qui a lu beaucoup de livres
- Gravité : mineure · voir épisode 19
Le narrateur annonce qu’un nom servira plus tard
Le narrateur signale au passage que le prénom de la secrétaire sera important par la suite. Il connaît donc la suite de son récit et la balise pour son auditoire, geste d’auteur qui organise une série et non d’homme qui raconte ce qui lui est arrivé.
- Épisode 20, à 20:51 : mon interlocutrice qui s’appelle Sylvie, et ce nom va être important par la suite
- Gravité : mineure · voir épisode 20 · concerne Sylvie
Le narrateur suppose son auditoire devant le même journal télévisé
Le narrateur imagine ses auditeurs en train d’écouter les informations au moment même où son personnage les regarde, et rattache le récit à une actualité réelle. Il s’adresse à un public contemporain de la diffusion, pas à quelqu’un qui écoute le récit d’une aventure passée.
- Épisode 21, à 27:08 : aux informations, vous étiez peut-être en train de les écouter à ce moment-là
- Gravité : mineure · voir épisode 21
Le narrateur renvoie au premier épisode
Pour présenter Gérald, le narrateur renvoie son auditoire au tout premier épisode de son récit, et suppose qu’on pourrait ne pas s’en souvenir. Une vie ne se découpe pas en épisodes numérotés : c’est l’auteur d’une série qui parle, comme au quatrième épisode déjà.
- Épisode 22, à 18:52 : peut-être vous ne vous en souvenez pas, j’en ai parlé au tout premier épisode
- Gravité : mineure · voir épisode 22 · concerne Gérald
Le narrateur annonce ses thèmes à venir
Dès la première phrase, le narrateur annonce qu’il parlera souvent des rêves dans le cadre de cette aventure. Annoncer les motifs récurrents de son récit est le geste d’un auteur qui compose, non d’un homme qui rapporte ce qu’il a vécu.
- Épisode 23, à 00:00 : je parlerai souvent des rêves d’ailleurs dans le cadre de cette aventure
- Gravité : mineure · voir épisode 23
Le narrateur compare ce moment à d’autres de son récit
Le narrateur situe ce bonheur par rapport aux autres moments de son récit où il a déjà dit être très heureux. Il traite sa vie comme un corpus dont il tient le compte, geste d’un auteur qui relit sa série et non d’un homme qui se souvient.
- Épisode 24, à 27:46 : il y a d’autres moments dans le récit où j’ai dit que j’étais très heureux
- Gravité : mineure · voir épisode 24
Le narrateur renvoie au dernier épisode
Le narrateur renvoie son auditoire à ce qu’il a expliqué au dernier épisode, tout en disant ne pas oser le redire alors qu’il est dans l’action. Il tient à la fois le fil de son émotion présente et le compte de ses livraisons passées, ce qui n’est pas la position d’un homme qui raconte sa vie.
- Épisode 25, à 00:00 : expliqué au dernier épisode, mais j’ose même pas le dire là alors que je suis dans l’action
- Gravité : mineure · voir épisode 25
Le narrateur coupe une scène pour son auditoire
Le narrateur signale qu’il a passé les détails d’une conversation trop longue sur les gilets jaunes. Résumer une scène pour ménager la durée est un geste de montage, celui d’un auteur qui tient le minutage de son épisode.
- Épisode 26, à 11:55 : je vous ai passé les détails, ils étaient vachement enflammés sur les gilets jaunes
- Gravité : mineure · voir épisode 26
Le narrateur corrige un épisode précédent
Le narrateur ouvre l’épisode en revenant sur une erreur de géographie commise deux épisodes plus tôt, sans se rappeler lequel exactement. Corriger une livraison passée devant son auditoire est un geste d’auteur qui diffuse une série, pas d’un homme qui raconte sa vie. C’est aussi, pour la rubrique, le cas le plus rare : une erreur relevée par l’auteur lui-même avant qu’on la lui signale.
- Épisode 28, à 00:31 : au dernier épisode ou à l’avant-dernier, j’ai dit que Marrakech se trouvait à l’est de Tanger, ce qui n’est pas du tout le cas
- Gravité : mineure · voir épisode 28
Le narrateur annonce le minutage de son épisode
Dès la deuxième phrase, le narrateur annonce qu’il expliquera la raison de ce voyage dans quelques minutes. Compter en minutes ce qu’on va dire suppose une durée fixée d’avance : c’est un auteur qui tient le minutage d’un épisode, non un homme qui raconte ce qu’il a vécu.
- Épisode 29, à 00:00 : je vais vous l’expliquer dans quelques minutes
- Gravité : mineure · voir épisode 29
Le narrateur s’adresse à un auditeur qui aurait été dans le bar
Le narrateur interpelle celui de ses auditeurs qui aurait ramassé les deux cents euros restés sur la table du café du Caire. Il suppose son public assez nombreux et assez dispersé pour qu’un témoin de la scène puisse l’écouter : c’est l’auteur d’une émission qui parle, pas un homme qui raconte sa soirée.
- Épisode 30, à 10:26 : si vous écoutez ça et que vous avez pris les deux cents euros qui traînaient sur la table
- Gravité : mineure · voir épisode 30
L’auteur décrit sa méthode de travail par la bouche du présentateur
Le présentateur sort de la fiction pour décrire les conditions réelles de fabrication de l’œuvre : « c’est une fiction audio je vous le dis », une ligne de texte par épisode, trente minutes d’improvisation par l’auteur qui est aussi le narrateur, aucun montage, et un récit laissé vagabond quatre-vingts pour cent du temps. C’est FibreTigre qui parle de FibreTigre, pas un personnage qui parle à Alexis. La description est aussi en tension avec la note d’intention de l’épisode 0, où l’auteur dit « La fin est écrite » (02:08) puis « J’ai écrit tous les épisodes hein. Donc j’ai plus qu’à les raconter » (04:46) : l’épisode 31 précise ce que veut dire écrit : une ligne par épisode, et l’improvisation pour tout le reste.
- Épisode 31, à 15:37 : à chaque épisode il y a en gros une ligne de texte et l’auteur improvise trente minutes
- Gravité : majeure · voir épisode 31 · concerne Le présentateur
Le narrateur annonce dans combien de minutes il parlera du chauffeur
Alexis présente Mohamed puis renvoie son propre récit à plus tard, en minutes : « j’en parle dans 2 minutes ». Un homme qui raconte sa soirée ne connaît pas le minutage de son histoire ; celui qui l’écrit, si. Même motif qu’à l’épisode 29.
- Épisode 32, à 23:59 : Mohamed qui est notre conducteur, mec très sympa, j’en parle dans 2 minutes
- Gravité : mineure · voir épisode 32 · concerne Mohamed
Le narrateur programme ses révélations dans la bouche de Dorian
En plein récit de Dorian, la voix bascule : « bon j’expliquerai la question de Germaine bientôt », puis, quelques minutes plus tard, « je vous en… je t’en parlerai bientôt Alexis » : le vouvoiement adressé au public rattrapé en tutoiement adressé à Alexis. Ce n’est pas Dorian qui organise ses annonces, c’est l’auteur qui range l’ordre de ses épisodes.
- Épisode 33, à 11:54 : bon j’expliquerai la question de Germaine bientôt
- Gravité : mineure · voir épisode 33 · concerne Germaine
Le narrateur prévient son public avant une scène gore
Au moment où Dorian fait repousser le bras, la narration s’interrompt pour avertir : « un petit peu gore, je vous avoue ». Le vouvoiement s’adresse aux auditeurs, pas à l’interlocuteur du récit. Même geste qu’à l’épisode 5.
- Épisode 34, à 10:01 : de toute façon un petit peu gore, je vous avoue
- Gravité : mineure · voir épisode 34
Le narrateur donne à l’avance un nom qu’il ne connaît pas encore
Face au chef de milice, la narration s’interrompt pour régler une question de récit : le nom, dit Alexis, il ne le découvrira que plus tard, mais il le livre tout de suite pour pouvoir identifier le personnage dans la suite. C’est un auteur qui organise ses désignations, pas un homme qui raconte une scène. Même geste qu’à l’épisode 20.
- Épisode 35, à 09:57 : un nom que je vais découvrir plus tard, mais je vous le dis d’ores et déjà
- Gravité : mineure · voir épisode 35 · concerne Le maître des pigeons
Le narrateur rassure son public sur le sort d’un enfant
Un cri retentit à la surface pendant la plongée, et la narration coupe aussitôt : « pas le cri de Malek, rassurez-vous ». Le narrateur ménage l’inquiétude de ses auditeurs pour un personnage dont il connaît déjà le sort, en pleine scène qu’il est censé vivre.
- Épisode 35, à 23:56 : on entend distinctement un cri à l’extérieur, pas le cri de Malek, rassurez-vous
- Gravité : mineure · voir épisode 35 · concerne Malek
Le narrateur annonce ce qu’il expliquera dans quelques minutes
En décrivant l’équipage, la narration s’interrompt pour prévenir que tous regardaient vers le nord « pour une raison que je vous dirai dans quelques minutes ». C’est le minutage d’un épisode, pas la mémoire d’une scène. Même motif qu’aux épisodes 29 et 32.
- Épisode 36, à 04:40 : ils avaient tous le regard tourné vers le nord pour une raison que je vous dirai dans quelques minutes
- Gravité : mineure · voir épisode 36
Le narrateur répond à l’objection de son public sur le loup-garou
Au moment où la bête apparaît, la narration s’arrête pour devancer la réaction des auditeurs : « je sais, vous dites out of nowhere un loup-garou, mais il y a une explication qui va pas arriver tout de suite ». C’est un auteur qui gère le rythme de ses révélations et rassure son public, pas un homme qui décrit ce qu’il a sous les yeux.
- Épisode 37, à 12:41 : je sais, vous dites out of nowhere un loup-garou, mais il y a une explication
- Gravité : mineure · voir épisode 37 · concerne Loup Garou
Le narrateur annonce les pays qu’il visitera plus tard
Devant la côte italienne, la narration se projette au-delà de l’épisode : « comme vous le verrez dans cette aventure, j’ai visité de nombreux pays ». Le vouvoiement s’adresse aux auditeurs, et l’aventure est désignée comme une œuvre à suivre, pas comme une vie qu’on traverse.
- Épisode 38, à 00:32 : comme vous le verrez dans cette aventure, j’ai visité de nombreux pays
- Gravité : mineure · voir épisode 38
Le narrateur remet à plus tard un sujet qu’il annonce
Devant le jardin, la narration ouvre une parenthèse sur des lieux d’où l’on bascule dans le pays des rêves, puis se referme aussitôt : « j’en parlerai en temps ailleurs ». C’est un auteur qui range ses thèmes dans l’ordre où il compte les servir. Même geste quelques minutes plus tard sur un objet trouvé dans la cassette : « j’en parle dans deux minutes ».
- Épisode 39, à 02:34 : il y a des lieux dans lesquels un pas de trop, voilà, j’en parlerai en temps ailleurs
- Gravité : mineure · voir épisode 39 · concerne Le jardin de la villa de Nice
Le narrateur parle de la vie de ses auditeurs
Au moment de décrire ce qu’on ressent en trouvant un coffre, la narration se tourne vers le public et lui parle de sa propre existence : cela n’arrivera qu’une fois dans votre vie au maximum. Ce n’est plus un homme qui raconte ce qui lui est arrivé, c’est un conteur qui s’adresse à une salle.
- Épisode 39, à 07:14 : ça va arriver une seule fois dans votre vie max
- Gravité : mineure · voir épisode 39
Le narrateur garantit qu’une scène est vraie
En décrivant le wagon-bar changé en scène ouverte, la narration s’interrompt pour certifier le détail : « vraie histoire, il y avait un comedy club sur le Nice-Paris ». Un narrateur n’a pas à garantir sa propre vie ; c’est l’auteur qui atteste avoir vu la chose pour de bon.
- Épisode 40, à 01:35 : vraie histoire, il y avait un comedy club sur le Nice-Paris
- Gravité : mineure · voir épisode 40 · concerne Le comedy club du Nice-Paris
Le narrateur renvoie son public à un numéro d’épisode
Devant la porte, Alexis compare la scène à celle où Vladimir tambourinait chez Aurore, et donne la référence : « souvenez-vous, à l’épisode 2, je crois ». Sa vie est découpée en épisodes numérotés, et il n’est même pas sûr du numéro.
- Épisode 40, à 19:45 : souvenez-vous, à l’épisode 2, je crois
- Gravité : mineure · voir épisode 40 · concerne Vladimir
Le narrateur s’excuse d’avoir mal rangé son récit
En plein récit de sa rencontre avec Léa, la narration s’interrompt : « excusez-moi, j’ai oublié de vous dire quelque chose », et revient en arrière. Un peu plus loin, même geste sur le jeu vidéo, annoncé deux fois comme un chapitre à venir : « dont je vais vous parler un petit peu après », puis « que je vais vous décrire amplement ». C’est un auteur qui gère l’ordre de ses séquences devant un public.
- Épisode 41, à 16:39 : excusez-moi, j’ai oublié de vous dire quelque chose
- Gravité : mineure · voir épisode 41
Le narrateur s’inquiète de ce qu’il est en train de dire à son public
En décrivant l’effet des médicaments, la narration s’interrompt deux fois pour se reprendre : « je devrais vraiment pas dire ça », « je devrais vraiment pas le dire ». Un homme qui raconte sa vie n’a pas à se surveiller ainsi ; c’est un auteur qui mesure ce qu’il diffuse à des auditeurs.
- Épisode 42, à 18:50 : je devrais vraiment pas dire ça mais en vrai ça marche très bien
- Gravité : mineure · voir épisode 42
Le narrateur annonce un monde qu’il découvrira bientôt
À propos d’un auteur de mangas exposé au Louvre, la narration glisse une promesse : « un monde encore à découvrir pour moi bientôt ». Alexis raconte des faits passés ; seul l’auteur sait ce qui vient ensuite, et l’annonce à son public.
- Épisode 43, à 07:50 : un monde encore à découvrir pour moi bientôt
- Gravité : mineure · voir épisode 43
Le narrateur annonce que la soirée sera mémorable
Juste avant d’entrer dans la boîte, la narration se tourne vers le public pour promettre la suite : « la soirée qui allait s’annoncer allait être absolument mémorable, j’annonce ». Le verbe est celui d’un conteur qui tient une salle, pas d’un homme qui se souvient.
- Épisode 44, à 26:01 : la soirée qui allait s’annoncer allait être absolument mémorable, j’annonce
- Gravité : mineure · voir épisode 44 · concerne Le palais de l’éclipse
Le narrateur s’excuse auprès des policiers qui l’écoutent
Au moment où la foule savoure de voir des vigiles se faire frapper, la narration s’interrompt pour une précaution : « je suis désolé pour mes amis policiers et vigiles qui sont en train d’écouter ça ». Alexis n’a pas d’auditeurs ; l’auteur, si, et il connaît leurs métiers.
- Épisode 45, à 17:09 : je suis désolé pour mes amis policiers et vigiles qui sont en train d’écouter ça
- Gravité : mineure · voir épisode 45
Le narrateur promet une digression sur la tarte tatin
Au milieu du dessert, la narration s’échappe et prend rendez-vous avec son public : « je suis un peu maniaque de la tarte tatin, il faudra que je vous en parle un jour, quitte à vraiment rendre fous les gens ». C’est un chroniqueur qui range ses sujets pour plus tard, et qui sait déjà que sa digression sera longue.
- Épisode 46, à 16:42 : je suis un peu maniaque de la tarte tatin, il faudra que je vous en parle un jour
- Gravité : mineure · voir épisode 46
Fenrir parle de l’auditeur et du milieu de l’histoire
Devant Alexis, Fenrir écarte une solution parce qu’elle « dévoilerait des choses pour l’auditeur », puis explique qu’on n’est même pas à la moitié de son histoire. Un personnage ne connaît ni l’auditeur ni le milieu du récit : c’est l’auteur qui parle de sa propre série et de son avancement, comme le présentateur de l’épisode 31. La différence est qu’ici Alexis relève l’anomalie et demande de quel auditeur il s’agit.
- Épisode 47, à 11:28 : la solution évidente dévoilerait des choses pour l’auditeur
- Gravité : majeure · voir épisode 47 · concerne Fenrir le Magicien, La chaîne des récits
Le narrateur annonce encore ce dont il parlera dans deux minutes
Entré seul dans l’instance du cénotaphe, Alexis note qu’il est seul et ajoute : « j’en parle dans deux minutes ». Le tic revient d’épisode en épisode : c’est le minutage d’une émission, pas la mémoire d’une soirée.
- Épisode 48, à 28:02 : je suis tout seul, j’en parle dans deux minutes
- Gravité : mineure · voir épisode 48 · concerne Le cénotaphe de Moirix
Le narrateur rassure les auditeurs qui placeraient leurs parents
En décrivant les interdictions à l’entrée d’Alzheimer City, la narration glisse une précision de service : « je vous rassure sur les photos, si toutefois vous mettez vos parents à Alzheimer City, il y a un service de photographie interne ». Alexis parle à des gens qui pourraient devenir clients d’une institution qui n’existe que dans son histoire.
- Épisode 49, à 04:38 : je vous rassure sur les photos, si toutefois vous mettez vos parents à Alzheimer City
- Gravité : mineure · voir épisode 49 · concerne Alzheimer City
Le narrateur demande son avis à son public
Au milieu du récit de Sylvain, la narration s’arrête et se tourne franchement vers ceux qui écoutent : « je peux vous demander, chères personnes qui écoutent mon histoire, s’il y a une morale à cette histoire ». Ce n’est plus un narrateur qui raconte, c’est un auteur qui consulte son auditoire.
- Épisode 49, à 22:21 : je peux vous demander, chères personnes qui écoutent mon histoire, s’il y a une morale
- Gravité : mineure · voir épisode 49 · concerne Sylvain
Le narrateur devance la question de son public
En fin d’épisode, la narration anticipe le reproche : « dans tout ça, vous allez me dire, on n’a pas eu ce qu’il y avait sur la planche », et y répond. Le narrateur ne se souvient pas d’une journée, il gère les attentes d’un auditoire qui suit une histoire à épisodes.
- Épisode 51, à 34:08 : dans tout ça, vous allez me dire, on n’a pas eu ce qu’il y avait sur la planche
- Gravité : mineure · voir épisode 51 · concerne Les tablettes de bois de Leptis Magna
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